Cldor LyLes auditions tous azimuts dans l'affaire dite de la Caisse d'avance de la Mairie de Dakar ont été bouclée hier au niveau du premier cabinet d'instruction près du Tribunal de grande instance de Dakar. Khalifa Sall, le principal mise en cause dans cette affaire de détournement présumé de deniers publics devrait encore prendre son mal en patience. Ses avocats qui estiment qu'il est victime d'une cabale politique, ont décidé de déposer dès lundi une demande de liberté provisoire sur la table du Doyen des juges.
Par Siaka NDONG
Le Maire de Dakar et Cie ont été entendus en deux jours dans le fonds. Pouvez-nous en faire le point?
Les interrogatoires ont débuté le jeudi dernier. Six personnes ont été entendues dont quatre qui sont impliqués dans le dossier. Parmi ces quatre, deux sont en liberté (contrôle judiciaire). Il s'agit des deux percepteurs. Les deux autres, il s'agit en faite de la secrétaire du Maire et une personne qui fait partie de la Direction administrative et financière (Daf). Deux témoins avaient été entendus dont le frère de la secrétaire du Daf.
Qu'en est-il du principal mis en cause, Khalifa Sall?
Il a été entendu ce vendredi avec son Directeur de cabinet et deux autres personnes faisant partie de la Daf. Ce qui fait que vous avez les huit personnes inculpées. Ils ont tous été entendu au fond. Sauf si le juge d'instruction en décide autrement, la procédure peut être considérée comme terminée.
Êtes vous optimiste, sur la suite des événements?
Nous sommes convaincu que ce dossier est vide. Il ne s'agit en réalité que d'une affaire politique dans laquelle la justice a été embarqué. L'on ne peut pas comprendre que pour 1,830 milliard Cfa avec autant de personnes arrêtées, des enquêtes préliminaires menées plus de huit mois, que l'enquête judiciaire puisse être bouclée en deux jours. Les choses se sont maintenant éclaircies. En dehors de la cabale qui a transparu au cours de cette information judiciaire, rien, absolument rien n'incrimine le Maire et les autres. Maintenant, puisque c'est une affaire politique, l'on s'attend à tout.
Où est-ce que vous en êtes avec la demande de liberté provisoire de vos clients?
Toutes actions urgentes pouvant permettre à nos clients de sortir de prison, nous les mènerons. L'action la plus urgente, c'est la liberté provisoire. Dès lundi, nous allons déposer une demande dans ce sens sur la table du juge d'instruction.
Comment se porte votre client, Khalifa Sall?
Notre client se porte à merveille. Il s'attendait à ce que la machine judiciaire se dresse contre lui à tout moment. Il s'est préparé à cela. Il a préféré laver son innocence dans l'honneur et dans la dignité. Si le droit est appliqué, Khalifa Sall devrait sortir rapidement de prison.

Siaka Ndong : La Redaction SENTV.info

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