eau sentvSENTV.info : (Dakar, le 20 février 2020) - La commune de Ndangane et environs, située dans l’arrondissement de Fimela (région de Fatick), est confrontée depuis l’année dernière à un déficit d’alimentation en eau potable. Cette situation touche environ 32 000 habitants. Le problème a empiré ces derniers mois, amenant les populations à organiser une marche de protestation le samedi 8 février 2020.

Les personnes que nous avons interrogées nous informent que l’eau leur parvient par intermittence, entre 00h et 5h du matin, et dans certains villages comme Ndangane Sambou, la rupture est totale. Ce qui oblige les populations à puiser de l’eau dans des puits et à partir de quelques citernes d’eau mises à leur disposition par l'Office des forages ruraux (OFOR).

Des témoignages que nous avons recueillis indiquent également que certains villages ne peuvent même pas recourir aux puits car l’eau a une teneur élevée en sel à cause du caractère halomorphe des sols. La nuit, des femmes en quête du liquide précieux prennent le risque de traverser des zones non électrifiées. Il est à noter également que les animaux domestiques souffrent de ce manque d’eau.

L’ONG Action humaine pour le développement intégré (AHDIS) exprime toute sa compassion aux habitants de Ndangane et lance un appel pressant au gouvernement, pour faire démarrer les travaux de réfection des forages de Yayème et de Ngoyé, en vue de soulager les populations, en attendant de trouver des solutions meilleures et pérennes. A cet, nous demandons le changement des tuyaux d’évacuation, avec un diamètre plus important, afin de faciliter le drainage des eaux.

Aussi invitons-nous le gouvernement, les autorités administratives et territoriales, ainsi que les organisations de la société civile basées à Fimela à prendre des mesures préventives pour empêcher l’apparition de maladies dues à la consommation d’eau non potable, en sensibilisant les populations sur les moyens d’éviter le développement de pathologies et en s’assurant de la disponibilité des médicaments appropriés si des cas sont notés.

Les autorités doivent tenir compte également des menaces qui pèsent sur de nombreux emplois dans les campements touristiques qui existent dans cette zone. Ces campements, qui souffrent aussi de cette pénurie d’eau, enregistrent des baisses de recettes puisque les touristes n’hésitent pas à choisir d’aller dans d’autres localités qui ne connaissent pas ce genre de problèmes.

Pour AHDIS,

Le Président du Conseil d’administration

Amacodou DIOUF

 

 

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