FISOGAMBIFFSENTV.info : La cérémonie d’ouverture du fiso était une tribune offerte à beaucoup d’autorités venant des différents pays ainsi que la Gambie. Le députe Mohamed Mangassy n’a pas manché ses mots devant un public coloré chamaillé, tout ce fait dans la ferveur. Ici, la Gambie vivre au rythme de la culture Soninké. Le parlementaire se veut clair et indique la voie de réussite pour la jeunesse Soninké « l’un des objectifs du Fiso est de permettre à nos jeunes de rester en Afrique ». Parce que rien qu’en 2017, il y a eu 2247 migrants décédés en mer dont des jeunes Soninkés.

« Le monde est en pleine évolution ; il ne fait aucun doute que la culture universelle est en train de se construire, et la culture fondée sur les valeurs de courage, de travail, de justice, de solidarité, la culture apporte une contribution consistante à la culture universelle. Mais la culture Soninké, n’est pas seulement cela. Quand on pense à l’empire du Wagadou, pour dire qu’il vient de nom Wagué, qui n’est pas seulement un nom de famille. C’est une qualité, une façon d’être ; être Wagué, c’est être digne en toute circonstance et en tout lieu ». Evoquant les problèmes dont les jeunes prennent des risques pour rallier par des bateaux de fortune à la quête d’un meilleur cadre de vie. 

S’interrogeant face à cette situation qui est devenue monnaie courante dont la jeunesse est à la risée , le député fait la corrélation jadis nos valeurs et la confiance en soi .Il dira en ce sens, cette dignité des Soninkés, est-elle compatible avec ce qui se passe aujourd’hui avec cette vague de jeunes pleins de vie et de force qui vont mourir en mer pour l’Elderado.
Selon lui en 2017, Direction Europe d’Amnesty International a révélé qu’au cours du premier trimestriel il y a eu 2247 migrants décédés en mer.
Des chiffres qui font froid au dos, car la mer est devenue un cimetière pour la jeunesse sans pour autant citer le manque criard de l’emploi dans les pays qui partagent le FISO. D’ailleurs, Mohamed Mangassy est passé à la loupe pour cerner les maux de l’immigration clandestine. Mieux, et d’évoquer les causes de ce drame est le rêve européen, le chômage, le manque de perspectives en Afrique. Dès lors il est normal que les Soninkés se penchent sur cette question. Il faut se féliciter du thème de cette édition, l’agriculture comme solution alternative à l’immigration clandestine, c’est pourquoi, comme le disait le président de l’Association pour la promotion de la culture Soninké, Ousmane Diagana l’un des objectifs du Fiso est de permettre à nos jeunes de rester en Afrique.

Djibrirou MBAYE
Mohamed WAGUE
Cameraman Alioune CAMARA
Envoyés spéciaux à Banjul – SENTV.info

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