Le nouveau Code général des impôts s'est traduit par la réduction de la base sur laquelle étaient imposées les sociétés qui continuent toutefois d'évoluer dans des conditions leur permettant de faire des bénéfices, a soutenu le ministre de l'Economie et des Finances, Amadou Kane.
"Les sociétés, avant d'arriver à cette hausse [de l'impôt sur les sociétés] ont vu beaucoup de taxes, qui leur étaient appliquées, baisser, des patentes supprimées, des précomptes enlevés", a dit M. Kane, dans une interview accordée à l'Agence de presse sénégalaise (APS) et au quotidien national Le Soleil.
Ainsi, a-t-il souligné, "on a aussi réduit des barèmes d'imposition, diminué les taux qui pénalisaient les transmissions de capital", indiquant également que "les taux qui frappaient les comptes courants d'associés ont été diminués".
"Tout ce qui a trait à favoriser l'activité de production a connu un traitement favorable, un bon traitement dans le nouveau Code", a souligné le ministre de l'Economie et des Finances.
"Ayant procédé à une réduction significative de la plupart des taxes et des patentes, a-t-il dit, nous avons donc diminué la base sur laquelle est imposée l'entreprise, et on a donc favorisé de meilleurs bénéfices".
"Donc, ce que nous avons cherché à faire dans ce Code général des impôts, c'est fluidifier l'économie, favoriser entrepreneuriat, faire en sorte que les sociétés soient dans les meilleures conditions possibles pour produire. C'est cela aussi qui a conduit à la baisse du taux sur les mutations immobilières", a-t-il encore déclaré.
Poursuivant ses explications, il a souligné : "Ce qu'on a dit, c'est qu'on vous [les entreprises] met dans de meilleures conditions pour faire des bénéfices. En ce moment-là, on partage les bénéfices".
Amadou Kane dit constater que "les sociétés [les grandes entreprises] n'ont pas beaucoup contesté la démarche". "Vous avez vu des contestations au niveau des entreprises franches d'exportation. Mais les entreprises, elles ont eu des contestations de principe parce que personne n'accepte qu'on lui augmente ses impôts".
Les grandes entreprises "savent que notre démarche est au fond pro-entreprise, parce qu'elles ont fait leur calcul". "L'entreprise, dès qu'on lui permet de faire des bénéfices, est préparée à partager ce bénéfice, et c'est ce que nous avons demandé à ces entreprises", a-t-il expliqué.
Le ministre de l'Economie et des Finances fait observer que le Gouvernement n'a "pas remis le taux antérieur". "Nous sommes restés à 30 %. Je rappelle que ce taux a été à 35, 30, avant être à 25. Nous sommes donc dans une logique globale pro-entreprise", a-t-il indiqué.
Aux pourfendeurs de la démarche de l'Etat, il répond : "Il ne faut pas seulement voir la baisse de l'impôt sur les sociétés, il faut aussi voir les autres baisses qui sont intervenues et qui bénéficient à l'entreprise".
Pour lui, "le Code général des impôts est une réforme majeure. Il n'obéït pas seulement à une préoccupation d'augmentation de recettes fiscales. La preuve, une des mesures emblématiques, c'est de diminuer les recettes fiscales que nous avions".
L'esprit de la réforme "vise", selon lui, "non seulement à dépoussiérer un code qui est vieux, à simplifier un code complexe, mais surtout à fluidifier les mécanismes de notre économie".
APS






