bilan provisoire, ce dimanche 18 novembre. Depuis le début de son intervention militaire contre les islamistes shebab en Somalie il y a plus d’un an, le Kenya fait face à des attaques régulières, principalement à la grenade.
Dans le quartier d’Eastleigh, autour de la carrosserie déchiquetée et des débris de verre, des corps ensanglantés gisent sur le sol. L’explosion a eu lieu dans un « matatu », nom donné aux minibus au Kenya, non loin de l’église Sainte Thérèse. L’impact a endommagé les vitres d’un bar et au moins deux véhicules à proximité. La Croix-Rouge, arrivée rapidement sur les lieux, a évacué plus de vingt blessés et une cellule de soutien psychologique a été mise en place à l’hôpital Kenyatta.
Peu après l’attentat, des assaillants armés de machettes ont commencé à s’en prendre à des résidents somaliens du quartier. Les violences ont duré plusieurs heures. La police a dû intervenir et tirer en l’air pour disperser la foule en colère.
Depuis l’intervention kényane en Somalie il y a plus d’un an, le pays est touché par une vague d’attentats. Récemment, la sécurité à Eastleigh, habité en majorité par des Somaliens et surnommé « le petit Mogadiscio », s’est largement dégradée. Il y a quatre jours, un homme a échoué à faire exploser une grenade dans un supermarché. L’explosion a eu lieu trop tôt et la foule s’est mis à le lyncher, le laissant grièvement blessé.
Source : rfi






