Touba : une femme placée en garde à vue après une violente altercation entre coépouses

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SENTV : Le Commissariat d’arrondissement de Ndamatou/Touba a procédé, ce lundi, à l’interpellation d’une femme pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) de 45 jours, à la suite d’une plainte déposée par la victime.

Selon les éléments de l’enquête, les faits se sont déroulés le 18 janvier 2026 au domicile familial. La mise en cause serait montée à l’étage de la maison, évoquant le prétexte de nettoyer un salon attenant à l’appartement de sa coépouse, une démarche inhabituelle selon les déclarations recueillies. Invitée à quitter les lieux, elle aurait opposé un refus catégorique.

Alors que la victime se dirigeait vers le rez-de-chaussée, la mise en cause l’aurait agressée à l’aide d’une lame de bistouri, lui infligeant deux lacérations, l’une à la joue droite, l’autre à l’oreille gauche. Les blessures ont nécessité une prise en charge médicale ayant conduit à la délivrance d’un certificat d’ITT de 45 jours.

Entendue sur procès-verbal, la suspecte a reconnu les faits, tout en avançant avoir été attaquée en premier par sa coépouse, qui aurait brandi une lame de rasoir. Elle a déclaré avoir été blessée aux doigts lors de l’altercation et a, à son tour, déposé une plainte, accompagnée d’un certificat médical initial de 30 jours, susceptible d’être prolongé.

Auditionné par les enquêteurs, le médecin ayant établi ce certificat a expliqué que la durée d’indisponibilité était liée au fait que la mise en cause est affectée dans un service de chirurgie, où l’usage des mains est constant, celles-ci ayant été suturées. Toutefois, des contre-expertises médicales réalisées aux hôpitaux de Ndamatou et de Matlaboul Fawzeyni ont conclu à des incapacités respectives de 7 et 12 jours.

Lors d’une seconde audition, la mise en cause s’est montrée incapable de préciser l’endroit où la lame de bistouri aurait été abandonnée et a exprimé des regrets. Le médecin, pour sa part, a maintenu ses déclarations, précisant s’être fondé sur les informations consignées dans le logiciel du service des urgences lors de la prise en charge initiale.

Au terme des investigations préliminaires, la mise en cause a été placée en garde à vue, tandis que l’enquête se poursuit sous la supervision des autorités compétentes.

La Police nationale rappelle qu’elle demeure pleinement mobilisée pour la sécurité des populations et invite toute personne disposant d’informations utiles à contacter gratuitement le 800 00 17 00.

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