Un important épisode de poussière saharienne s’apprête à affecter le territoire national. Dans un bulletin d’alerte, l’Agence nationale de l’Aviation civile et de la Météorologie (ANACIM) annonce l’installation, à partir de la soirée du samedi 14 février 2026, d’une couche dense de particules désertiques sur l’ensemble du pays. Le phénomène devrait se maintenir jusqu’au mardi 17 février à 12 heures.
D’après les prévisions météorologiques, les régions septentrionales seront les premières impactées, notamment Matam, Podor et Saint-Louis. La région de Dakar figure également parmi les zones initialement concernées.
Sous l’effet des flux d’harmattan, la brume sèche progressera ensuite vers le centre et l’est du territoire, touchant successivement Diourbel, Kaolack, Tambacounda, Thiès et Louga.
Cet épisode se traduira par une baisse marquée de la visibilité horizontale, avec des conséquences possibles sur le trafic routier et aérien. Les concentrations élevées de particules fines dans l’atmosphère entraîneront également une détérioration sensible de la qualité de l’air.
Les autorités météorologiques attirent particulièrement l’attention sur les populations vulnérables. Les personnes asthmatiques, les enfants en bas âge et les personnes âgées pourraient voir leurs symptômes respiratoires s’aggraver en raison de l’inhalation prolongée de poussières.
Recommandations officielles
Face à cette situation, l’ANACIM préconise de limiter les déplacements non essentiels, d’utiliser un masque de protection en cas d’exposition prolongée et de maintenir les personnes fragiles dans des environnements protégés.
Une amélioration progressive des conditions atmosphériques est attendue à partir de la mi-journée du mardi 17 février, avec une dissipation graduelle de la couche poussiéreuse.
Ce nouvel épisode de brume sèche, phénomène récurrent durant la saison sèche au Sahel, rappelle la nécessité d’une vigilance accrue en matière de santé publique et de sécurité routière.