SENTV : Le climat s’annonce électrique ce mardi à l’Assemblée nationale. Le Premier ministre, Ousmane Sonko, est attendu dans l’hémicycle pour la traditionnelle séance de Questions d’actualité au gouvernement. Un rendez-vous parlementaire scruté de près, marqué par un changement notable de stratégie du côté de l’opposition.
Fin annoncée de la politique de la chaise vide
Contrairement à la séance de novembre dernier, au cours de laquelle plusieurs groupes parlementaires avaient boycotté la venue du chef du gouvernement, une partie significative de l’opposition devrait cette fois prendre part aux échanges.
Selon le quotidien Les Échos, le groupe parlementaire Takku-Wallu ainsi qu’une bonne partie des députés non-inscrits auraient décidé de ne pas reconduire la politique de la chaise vide. Sauf revirement de dernière minute, ils comptent être présents et poser les deux questions qui leur sont réservées dans le cadre du règlement intérieur.
Cette évolution traduit une volonté affichée de revenir au débat parlementaire, dans un contexte politique toujours marqué par de vives tensions entre majorité et opposition.
Une présence sous condition
Si l’opposition entend siéger et interpeller le gouvernement, elle fixe toutefois une ligne rouge. D’après la même source, les députés concernés suivront attentivement les réponses du Premier ministre.
Leur maintien dans l’hémicycle dépendra du ton adopté par le chef du gouvernement. En cas d’échanges jugés respectueux, le débat devrait se poursuivre normalement. En revanche, tout propos perçu comme un manque de considération envers un député de l’opposition pourrait entraîner un départ collectif de ces derniers, laissant la majorité poursuivre seule les travaux.
Un test politique pour l’exécutif
Cette séance constitue un moment politique important pour Ousmane Sonko, régulièrement interpellé sur les orientations économiques, la gouvernance et les réformes institutionnelles engagées par l’exécutif.
Les Questions d’actualité, retransmises et suivies par l’opinion publique, offrent à la fois une tribune à l’opposition et une vitrine pour le gouvernement. Après un précédent épisode marqué par l’absence d’une partie des élus, la participation annoncée de l’opposition redonne à l’exercice toute sa portée démocratique.
Reste à savoir si le débat tiendra ses promesses ou s’il ravivera les lignes de fracture au sein de l’Assemblée nationale.