SENTV : Nouvelle interpellation pour le TikTokeur Saliou Mbaye, plus connu sous le pseudonyme de Zale Mbaye. Arrêté à Nioro à la suite d’un avis de recherche émis par la Brigade de recherches (BR) de Keur Massar, l’influenceur est cité dans une affaire judiciaire en cours impliquant plusieurs individus.
Une arrestation sur fond d’enquête sensible
Selon des informations rapportées par L’Observateur, Zale Mbaye est soupçonné d’être lié au réseau présumé impliquant Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et d’autres personnes arrêtées pour des faits notamment qualifiés d’« acte contre nature » et de transmission volontaire du VIH.
Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur les éléments précis à charge, l’enquête étant toujours en cours. La procédure est pilotée par la Brigade de recherches de Keur Massar.
Une précédente condamnation en 2025
Ce n’est pas la première fois que le créateur de contenus se retrouve au cœur d’une affaire judiciaire. En mars dernier, il avait été condamné à un an de prison, dont trois mois ferme, aux côtés de la TikTokeuse Nogaye Kara, pour collecte illicite de données à caractère personnel et diffusion de propos jugés contraires aux bonnes mœurs.
Les deux influenceurs avaient publiquement accusé une commerçante d’être une prostituée porteuse du VIH, des accusations qui avaient conduit à leur condamnation par la justice.
Le précédent de Kaolack en 2015
L’arrestation actuelle ravive également le souvenir d’une affaire remontant à décembre 2015 à Kaolack. À l’époque, onze hommes avaient été interpellés pour une supposée célébration de mariage homosexuel au lycée Ibrahima Diouf. Zale Mbaye figurait parmi les personnes arrêtées.
Après trois jours de garde à vue, le dossier avait été classé sans suite faute de preuves suffisantes, selon les informations relayées à l’époque par la presse nationale, notamment Groupe Futurs Médias.
Une affaire à suivre
La nouvelle interpellation de Zale Mbaye intervient dans un contexte judiciaire particulièrement sensible, marqué par une forte médiatisation et des débats sociétaux récurrents autour des questions de mœurs et de responsabilité numérique.
À ce stade, la présomption d’innocence demeure. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin d’établir les responsabilités éventuelles et de déterminer l’étendue du réseau évoqué.