Occupation des autoponts à Dakar : le Gouverneur annonce des mesures contre les installations anarchiques
SENTV : Le Gouverneur de la région de Dakar a publié un communiqué mettant en garde contre l’occupation irrégulière des espaces situés sous les autoponts et autres ouvrages publics de la capitale. Les autorités dénoncent une recrudescence des installations anarchiques dans plusieurs zones urbaines, avec des risques jugés préoccupants pour la sécurité, la circulation et la salubrité publique.
Dans le document adressé aux populations, l’autorité administrative rappelle que les emprises des infrastructures publiques ne peuvent faire l’objet d’occupations non autorisées. Les installations de commerces informels, d’abris de fortune ou d’activités diverses sous les autoponts sont considérées comme des violations des règles d’occupation de l’espace public.
Cette sortie du Gouverneur intervient dans un contexte de réorganisation progressive de l’espace urbain à Dakar, marqué par plusieurs opérations de déguerpissement et de libération des emprises publiques menées ces derniers mois par les autorités administratives et sécuritaires.
Les autorités soulignent également les risques liés à ces occupations irrégulières, notamment les dangers d’incendie, l’insalubrité, les difficultés de circulation et les menaces sur la sécurité des usagers. Plusieurs infrastructures stratégiques de Dakar sont concernées par ces occupations, alors que l’État cherche à améliorer la mobilité urbaine et l’image de la capitale dans la perspective des grands événements internationaux à venir.
Dans son communiqué, le Gouverneur appelle les occupants concernés à libérer les lieux et invite les préfets, sous-préfets, collectivités territoriales ainsi que les forces de sécurité à veiller à l’application stricte des mesures annoncées. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des actions déjà engagées contre l’occupation anarchique de la voie publique dans la région de Dakar.
Les autorités administratives assurent toutefois privilégier la sensibilisation et le dialogue avec les populations avant toute opération d’envergure sur le terrain. Néanmoins, elles préviennent que des mesures coercitives pourraient être prises en cas de non-respect des injonctions officielles.
Le dossier reste suivi avec attention, alors que les questions liées à l’aménagement urbain et à la gestion de l’espace public continuent d’alimenter le débat dans la capitale sénégalaise.
