Affaire Pape Biram Bigué Ndiaye : Mamadou Ibra Kane fustige la justice : « INDIGNATION POUR LA LIBERTÉ ET CONTRE LA DETTE »

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SENTV : Le journaliste Pape Biram Bigué Ndiaye a été injustement accusé et jeté en pâture dans l’enquête relative à l’homosexualité. Mieux ou pire, la présomption d’innocence a été allègrement piétinée et violée, pour laisser la place à une « présomption de culpabilité » qui n’existe pas en droit.
A commencer par la gendarmerie chargée de l’enquête en tant qu’auxiliaire de justice, jusqu’au maître de l’opportunité des poursuites, la Belle Dame Justice a causé un grand vilain tort à un père de famille avec en prime amère, une suprême humiliation au regard des circonstances scandaleuses de son arrestation. Même le pire des criminels mérite un minimum d’égards, a fortiori un journaliste en plein exercice de son métier, venu justement couvrir la conférence de presse du procureur de la République. Il a même fait un direct pour le compte de la chaine de télévision publique juste avant son interpellation.
Entendons-nous bien : il serait un paysan, pêcheur, pasteur, commerçant, maçon ou jakartaman, notre jugement serait exactement identique. Qu’en est-il d’ailleurs, dans cette affaire, du respect de la protection des données personnelles ? Les règles de procédure sur cet aspect et sur d’autres ont-elles été respectées par les enquêteurs ? On est en droit de se poser sérieusement la question vu la manière cavalière utilisée pour cueillir M. Ndiaye tel un vulgaire bandit. Une réponse claire et convaincante doit être fournie par les autorités judiciaires.
L’activiste Abdou Nguer est aussi manifestement victime d’un abus de la justice. Il faut également S’EN INDIGNER.
Le renvoi de son procès à une date si lointaine (plus d’un mois) pour une affaire relevant du flagrant délit (procédure pénale rapide supposant une comparution immédiate), ressemble fort à une prise d’otage. Non seulement son jugement n’est pas renvoyé à l’audience la plus proche, mais, plus désolant, il est en même temps maintenu en détention alors qu’une liberté provisoire aurait été plus logique et plus juste. Une sorte de compensation pour lui permettre d’attendre tranquillement et dignement son procès.
Ce n’est pas pour rien que la justice est symbolisée par la balance : équilibre. Ce n’est pas pour rien non plus qu’on la surnomme « Temple de Thémis » ; Thémis, déesse de la justice, du droit et de l’équité.
« La loi doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. » Parallèlement, nos notes financières continuent leur spirale de dégringolades. Dernière en date, celle de l’OCDE qui classe nos crédits export au plus haut niveau de risque : 7. Comme qui dirait : « un séisme financier de magnitude 7 sur l’échelle de Richter ».
C’est à se demander finalement s’il ne s’agit pas d’une Haute Trahison contre le Sénégal et les Sénégalais.
La situation économique et financière de notre pays est, pour dire le moins, très préoccupante. Avec un risque de plus en plus élevé d’une explosion sociale, du fait des urgences et des impatiences somme toute légitimes de la population durement éprouvée par une crise qui perdure.
Facteur aggravant, le régime issu du 24 mars 2024 – 2 ans dans un mois – avait promis monts et merveilles aux Sénégalais. Or, plus on promet, plus on crée de l’espoir mais aussi, effet boomerang, de l’impatience. Ne venez surtout pas nous dire que les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient. Ce ne serait pas une bonne parade mais un aveu d’échec. En désespoir de cause.

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