Assemblée nationale du Sénégal : l’immunité parlementaire de Farba Ngom levée à une large majorité
SENTV : L’Assemblée nationale a tranché. Réunis en séance plénière ce lundi 16 février 2026, les députés ont voté la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom, ouvrant ainsi la voie à la poursuite des investigations judiciaires le concernant.
Sur les 129 parlementaires ayant pris part au scrutin, 108 ont voté pour, 21 contre. Aucun député ne s’est abstenu. Ce résultat net confère une base solide à la décision de l’hémicycle, conformément aux dispositions prévues par le règlement intérieur de l’institution.
Une procédure au cœur de l’actualité judiciaire
La demande de levée d’immunité s’inscrit dans le cadre d’une affaire liée à l’introduction présumée d’objets prohibés en milieu carcéral. Le député-maire des Agnam est cité dans un dossier remontant à une fouille inopinée menée dans la nuit du 29 au 30 décembre 2025 à la Maison d’arrêt du Pavillon spécial.
Selon les éléments rendus publics, les agents pénitentiaires auraient découvert en sa possession deux téléphones portables ainsi que cinq clés USB, du matériel formellement interdit en détention.
Un préalable aux poursuites
La levée de l’immunité parlementaire constitue un préalable indispensable pour permettre à la justice de poursuivre ou d’approfondir des investigations visant un député en exercice. Elle ne préjuge en rien de la culpabilité ou de l’innocence de l’intéressé, mais autorise les magistrats à agir sans entrave liée au statut parlementaire.
En votant majoritairement en faveur de la levée, les députés ont estimé nécessaire de laisser la justice suivre son cours afin que toute la lumière soit faite sur les faits allégués.
Un dossier sensible
Cette décision intervient dans un contexte politique et judiciaire particulièrement suivi. Lors des débats, des positions divergentes se sont exprimées, certains élus invoquant le respect strict des principes de séparation des pouvoirs, d’autres soulignant l’importance de ne pas entraver l’action de la justice.
Désormais, le dossier retourne pleinement entre les mains des autorités judiciaires compétentes, qui devront déterminer les responsabilités éventuelles dans cette affaire.