Bassin du fleuve Sénégal : un financement européen de 3 millions d’euros pour renforcer la gestion durable des eaux
SENTV : Un nouveau cap vient d’être franchi dans la préservation du fleuve Sénégal. Le lundi 26 janvier 2026, l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) et l’Agence française de développement (AFD) ont formalisé un accord de financement de 3 millions d’euros, soit près de 2 milliards de francs CFA, avec l’appui de l’Union européenne. Cette enveloppe s’inscrit dans le cadre du Programme de gestion intégrée des ressources en eau du bassin du fleuve Sénégal (PROGIRESS).
La cérémonie de signature s’est tenue en présence de hautes autorités diplomatiques et institutionnelles, dont Barbara Pompili, ambassadrice déléguée à l’Environnement, et Patrick Child, directeur général adjoint chargé de l’Environnement à la Commission européenne, témoignant de l’importance stratégique accordée à ce partenariat.
Prenant la parole, le Haut-Commissaire de l’OMVS, Mohamed Abdel Vetah, a insisté sur l’urgence de l’action. S’appuyant sur un récent diagnostic scientifique, il a alerté sur l’état de vulnérabilité du fleuve Sénégal, soulignant que celui-ci est aujourd’hui « sous pression », ce qui conforte, selon lui, la pertinence et la nécessité du programme PROGIRESS.
Les ressources mobilisées permettront de financer plusieurs actions prioritaires sur le terrain, notamment la mise en place d’un système permanent de suivi de la qualité des eaux, le renforcement de l’Observatoire du Fouta Djallon, considéré comme le « château d’eau » de l’Afrique de l’Ouest, ainsi que des opérations d’éradication du typha, une plante invasive responsable de l’asphyxie de nombreux cours d’eau.
Le projet prévoit également le lancement d’une initiative pilote sur la rivière Falémé, visant à réduire la pollution chimique liée à l’orpaillage artisanal, une activité aux impacts environnementaux et sanitaires préoccupants.
À travers ce partenariat stratégique, l’OMVS consolide son rôle de chef de file régional dans la gestion concertée des ressources hydriques. Au-delà des enjeux environnementaux, cette initiative touche directement à la sécurité sanitaire, alimentaire et économique de millions de populations riveraines, dont les moyens de subsistance dépendent étroitement du fleuve Sénégal.