Fraude à l’état civil à Rosso : un réseau de fabrication de documents démantelé par la DNLT

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SENTV : La Division nationale de lutte contre le trafic de migrants (DNLT) vient de porter un coup sérieux à un réseau présumé spécialisé dans l’obtention frauduleuse de documents administratifs sénégalais. L’antenne régionale de la DNLT basée à Rosso a déféré, le vendredi 30 janvier 2026, un individu devant le Procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Saint-Louis.

Le mis en cause fait face à de lourdes charges, notamment association de malfaiteurs, faux et usage de faux, complicité d’obtention indue de documents administratifs sénégalais et faux en écritures publiques authentiques.

Des documents suspects à l’origine de l’enquête

L’affaire a été déclenchée à la suite d’un contrôle de routine effectué par les agents de la DNLT, au cours duquel des documents administratifs jugés suspects ont été découverts. Les vérifications approfondies ont permis de faire le lien avec une affaire antérieure datant de 2022.

À l’époque, l’épouse du mis en cause, de nationalité étrangère, avait déjà été interpellée pour des faits similaires. Une perquisition menée à son domicile avait permis la saisie de cinq actes d’état civil obtenus frauduleusement.

Un système bien rodé

Interrogé par les enquêteurs, le principal suspect a reconnu avoir versé la somme de 50 000 FCFA afin d’obtenir des actes d’état civil au profit de sa famille – son épouse et ses enfants – auprès de la commune de Boké Dialloubé.

Les investigations menées par la DNLT ont permis d’établir plusieurs éléments déterminants :

  • Des actes frauduleux ont été retrouvés dans les registres d’état civil couvrant les années 2000, 2015, 2018 et 2021 ;

  • Le Secrétaire municipal a reconnu avoir procédé à la transcription des actes sans exiger les pièces justificatives obligatoires, notamment les certificats d’accouchement et les copies de cartes nationales d’identité des parents ;

  • Ce dernier a invoqué une volonté de « faciliter les déclarations » dans une zone où celles-ci sont peu fréquentes, tout en niant avoir perçu une quelconque somme d’argent, contrairement aux déclarations du mis en cause.

Responsabilités établies, enquête élargie

Les confrontations ont permis d’établir que l’officier d’état civil, signataire des registres incriminés, ignorait la nationalité étrangère des bénéficiaires. Sur instruction du Parquet, il a été remis en liberté.

Toutefois, l’enquête se poursuit afin de remonter l’ensemble de la chaîne de responsabilité et d’identifier d’éventuels complices impliqués dans ce réseau de fraude documentaire.

Un appel à la vigilance citoyenne

La Police nationale réaffirme sa détermination à lutter contre la fraude à l’état civil et rappelle que ce type de pratiques constitue une menace sérieuse pour la sécurité juridique et administrative de l’État.

Les populations sont invitées à collaborer avec les forces de sécurité en fournissant toute information utile via le numéro vert gratuit 800 00 17 00.

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