SENTV : Le ministère public a requis, jeudi, des peines pouvant atteindre deux ans d’emprisonnement ferme à l’encontre de 18 ressortissants sénégalais poursuivis pour des faits qualifiés de « hooliganisme », à la suite d’incidents survenus en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).
Lors d’une audience tenue devant le tribunal de première instance de Rabat, le représentant du parquet a estimé que les prévenus « ont sciemment cherché à troubler l’ordre public et à perturber le bon déroulement de la rencontre ». Selon l’accusation, des actes de violence et de dégradation auraient été commis dans l’enceinte et aux abords du stade, des scènes qui auraient été diffusées en direct par plusieurs chaînes de télévision, ce qui, d’après le ministère public, « renforce la gravité des faits ».
Des poursuites pour troubles à l’ordre public
Les 18 mis en cause sont poursuivis notamment pour violences, dégradations de biens et participation à des troubles ayant accompagné l’événement sportif. Placés en détention provisoire depuis la mi-janvier, ils comparaissent sous escorte sécuritaire renforcée.
Le parquet a insisté sur « la nécessité d’appliquer la loi avec fermeté afin de préserver la sécurité des manifestations sportives et l’image du pays ». Les autorités rappellent régulièrement leur vigilance face aux débordements liés aux compétitions internationales, particulièrement lors de rendez-vous à forte affluence.
La défense plaide l’incident isolé
De leur côté, les avocats des prévenus ont plaidé des circonstances atténuantes, évoquant « des échauffourées isolées » dans un contexte de forte tension émotionnelle. Ils ont sollicité la clémence du tribunal, soulignant l’absence d’antécédents judiciaires pour la majorité des accusés.
Le verdict a été mis en délibéré à une date ultérieure. Cette affaire intervient dans un contexte où les autorités judiciaires marocaines multiplient les mises en garde contre les violences en milieu sportif, rappelant que les infractions liées aux troubles à l’ordre public sont passibles de peines d’emprisonnement conformément au code pénal en vigueur.