Réforme de l’État : la suppression annoncée de 19 structures parapubliques inquiète les travailleurs
SENTV : L’annonce par le gouvernement de la suppression de 19 structures parapubliques continue de susciter de vives réactions au sein de l’administration publique. Des responsables syndicaux alertent sur les conséquences sociales potentielles de cette réforme, qui pourrait menacer l’emploi de plus de 900 travailleurs.
Selon des informations rapportées par le quotidien L’Observateur, le coordonnateur du Collectif interministériel des agents de l’Administration, Omar Dramé, estime qu’environ 920 agents pourraient être directement affectés par cette décision, alors que les modalités d’application de la mesure restent encore floues.
Tout en reconnaissant la nécessité pour l’État de rationaliser les dépenses publiques et d’optimiser la gestion des ressources, le syndicaliste regrette toutefois l’absence de concertation avec les travailleurs concernés. « Les agents directement impactés auraient dû être associés à la réflexion », a-t-il déclaré, évoquant un climat d’inquiétude grandissant au sein des structures visées.
Selon lui, cette situation alimente une « forte psychose » parmi les employés, qui redoutent des suppressions de postes sans garanties suffisantes en matière de reclassement ou d’indemnisation.
Les organisations syndicales s’inquiètent également du manque de précisions concernant les dispositifs d’accompagnement qui pourraient être mis en place, notamment en matière de redéploiement du personnel, de départs négociés ou de compensation financière.
Omar Dramé rappelle par ailleurs que certaines réformes administratives similaires menées par le passé n’ont pas encore été totalement réglées, laissant plusieurs agents dans une situation administrative incertaine, sans indemnités ou solution de réintégration.
Face à ces préoccupations, le Collectif interministériel des agents de l’Administration appelle les autorités à clarifier rapidement la liste des structures concernées et à mettre en place des garanties pour préserver les emplois. Selon les syndicats, une meilleure concertation pourrait permettre d’éviter que cette réforme budgétaire ne débouche sur une crise sociale au sein de la fonction publique.