SENTV : Les éléments du commissariat de Biscuiterie–HLM ont procédé à l’arrestation d’une ressortissante guinéenne, identifiée comme M. Kamara, dans le cadre d’une enquête pour association de malfaiteurs et trafic de migrants. La mise en cause, qui aurait tenté de se soustraire à la justice, a été interpellée dans un appartement situé à la Corniche des HLM, où elle se cachait, selon des sources policières.
L’arrestation fait suite à une série de plaintes déposées par trois femmes, qui accusent la suspecte de les avoir escroquées dans le cadre d’un projet de migration clandestine vers l’Europe par voie maritime. Les plaignantes, identifiées comme M. Touré, F. Sonomy et A. Camara, affirment avoir remis à M. Kamara des sommes respectives de 1 281 917 francs CFA, 700 000 francs CFA et 900 000 francs CFA, en échange d’un départ promis mais jamais concrétisé.
Des départs annoncés, jamais réalisés
Selon les déclarations recueillies par les enquêteurs, les victimes faisaient partie d’un groupe de candidats à l’émigration clandestine, recrutés et hébergés entre Joal et Mbour, dans l’attente d’un embarquement vers l’Europe. Les départs devaient s’effectuer en trois groupes distincts, à bord de pirogues.
Cependant, les voyages annoncés n’ont jamais eu lieu. La mise en cause aurait évoqué tour à tour des conditions météorologiques défavorables ou des pannes de moteurs pour justifier ces reports successifs, selon les témoignages des plaignantes rapportés par le quotidien Libération.
Une fuite présumée avant l’interpellation
Après l’échec du projet, M. Kamara aurait rompu tout contact avec les candidates à la migration, avant de se réfugier en Guinée, selon les mêmes sources. Les investigations menées par les services de police ont toutefois permis de localiser sa trace à Dakar, où elle séjournait discrètement dans un appartement aux HLM.
Entendue par les enquêteurs, la suspecte a nié les faits qui lui sont reprochés, sans parvenir à dissiper les soupçons, selon des sources proches du dossier. Elle a été placée à la disposition de la justice pour la suite de la procédure.
Un phénomène sous haute surveillance
Cette affaire s’inscrit dans un contexte de lutte renforcée contre les réseaux de migration clandestine, un phénomène persistant sur les côtes sénégalaises. Les autorités rappellent que ces filières exposent les candidats à des risques majeurs, tant sur le plan sécuritaire qu’humain, et réaffirment leur détermination à démanteler les réseaux impliqués.
L’enquête se poursuit afin de déterminer l’ampleur exacte des faits et d’identifier d’éventuels complices