Universités publiques : le ministre de l’Intérieur auditionné par la Mission parlementaire sur les violences et la sécurité des campus
SENTV : La Mission d’information parlementaire chargée d’examiner la situation d’instabilité dans les universités publiques du Sénégal a poursuivi ses travaux, ce lundi 13 juillet 2026, en auditionnant le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé. Cette séance s’inscrit dans le cadre des consultations engagées afin d’identifier les causes profondes des tensions récurrentes qui secouent les établissements d’enseignement supérieur.
Au cours des échanges, le ministre a été interrogé sur la gestion sécuritaire des crises enregistrées sur et aux abords des campus universitaires. Les députés se sont notamment penchés sur les conditions d’intervention des forces de défense et de sécurité, les dispositifs de maintien de l’ordre, la protection des étudiants, des enseignants et des infrastructures, ainsi que le respect des franchises universitaires, principe qui encadre les interventions des forces de l’ordre dans les espaces académiques.
Les discussions ont également porté sur les mécanismes de prévention des conflits et les stratégies d’anticipation des crises. Les parlementaires se sont intéressés à la coordination entre les autorités administratives, les responsables universitaires et les services de sécurité, avec un accent particulier sur les mesures de désescalade susceptibles d’éviter la répétition des violences observées ces dernières années dans plusieurs universités du pays.
À travers cette série d’auditions, la Mission parlementaire ambitionne d’établir un diagnostic complet de la situation sécuritaire dans les universités publiques. L’objectif est d’identifier les responsabilités institutionnelles, de relever les insuffisances dans les dispositifs de prévention et de gestion des crises, puis de formuler des recommandations destinées à améliorer durablement la sécurité sur les campus.
Les conclusions de cette Mission devraient servir de base à d’éventuelles réformes visant à renforcer la protection des personnes et des biens, tout en garantissant le respect des libertés académiques et en favorisant un climat propice aux études et à la recherche au sein des universités sénégalaises.