Réseau présumé d’homosexuels démantelé à Yeumbeul : l’enquête prend une nouvelle dimension

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SENTV : L’enquête ouverte par le commissariat d’arrondissement de Yeumbeul continue de révéler de nouveaux éléments. Après le déferrement de cinq personnes devant le parquet de Pikine-Guédiawaye, les investigations se poursuivent et pourraient conduire à d’autres interpellations. Les mis en cause sont poursuivis pour association de malfaiteurs, actes contre nature, mise en danger de la vie d’autrui et transmission volontaire du VIH.

L’affaire a été déclenchée après la plainte d’un commerçant affirmant avoir reçu, dans la nuit du 8 au 9 juillet 2026, des messages, notes vocales et vidéos à caractère sexuel sur WhatsApp de la part d’un homme qu’il connaissait uniquement dans le cadre d’une relation commerciale.

Après avoir recueilli la plainte, les policiers de la Brigade de recherches ont organisé une opération afin de vérifier les faits. Le plaignant a été invité à poursuivre les échanges avec le suspect, permettant ainsi aux enquêteurs d’intervenir au moment où celui-ci venait à sa rencontre devant son domicile de Yeumbeul.

Placée en garde à vue, la personne interpellée a vu son téléphone portable saisi pour les besoins de l’enquête. Son exploitation a permis aux enquêteurs de découvrir plusieurs conversations jugées compromettantes avec différents interlocuteurs sur WhatsApp et TikTok.

Les téléphones au cœur des investigations

Les analyses techniques réalisées sur les appareils saisis ont progressivement conduit les policiers vers d’autres personnes susceptibles d’être impliquées. Plusieurs interpellations ont ensuite été effectuées à Pikine et à la Médina, notamment celle d’un vendeur de tissus, de deux commerçants ainsi que d’un membre des Forces de défense et de sécurité.

Selon les procès-verbaux d’enquête, certains mis en cause ont reconnu une partie des faits qui leur sont reprochés, tandis que d’autres ont rejeté les accusations et contesté toute relation sexuelle. Les enquêteurs affirment toutefois avoir confronté ces déclarations aux contenus retrouvés dans les téléphones et aux auditions croisées.

Des examens médicaux intégrés à la procédure

Dans le cadre de l’information judiciaire, les cinq suspects ont été soumis à des tests de dépistage du VIH sur réquisition des enquêteurs. Les résultats transmis par les services sanitaires font état de trois tests positifs au VIH-1 et de deux résultats négatifs.

Ces éléments médicaux ont été versés au dossier d’enquête en raison des qualifications pénales retenues, notamment celles liées à la mise en danger de la vie d’autrui et à la transmission volontaire d’une maladie.

À l’issue de leur garde à vue, les cinq personnes ont été déférées devant le procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Pikine-Guédiawaye. D’après plusieurs sources proches du dossier, les investigations ne sont pas terminées et d’autres personnes citées au cours des auditions ou identifiées grâce à l’exploitation des supports numériques pourraient être entendues dans les prochains jours.

Le parquet appréciera les suites judiciaires à donner à cette affaire. À ce stade de la procédure, les personnes poursuivies bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une décision définitive de la justice.

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