Faux policiers, vrai coup de filet : neuf membres d’un gang de braqueurs arrêtés après un spectaculaire cambriolage à Fann-Hock
SENTV : La Sûreté urbaine du Commissariat central de Dakar a porté un coup sévère à un réseau criminel organisé, impliqué dans une affaire de faux policiers, de séquestration et de vol aggravé. Neuf suspects ont été déférés au parquet à l’issue d’une enquête minutieuse, tandis que trois autres membres du groupe sont toujours activement recherchés.
Les faits remontent au 25 juin 2026, aux environs de 14 heures, lorsqu’un commando composé de plusieurs individus s’est présenté dans un appartement du quartier de Fann-Hock. Se faisant passer pour des officiers de police, les malfaiteurs ont exhibé une carte professionnelle et un faux mandat de perquisition afin de gagner la confiance des occupants.
Selon les éléments de l’enquête, les assaillants ont affirmé mener une opération visant des ressortissants indiens qu’ils accusaient de blanchiment d’argent provenant du trafic de stupéfiants. Une fois à l’intérieur du logement, ils ont procédé à une fouille complète avant de s’emparer d’une somme de 50 millions de francs CFA, dissimulée dans une armoire.
Avant de quitter les lieux, les victimes ont été menottées puis contraintes de monter à bord du véhicule utilisé par les auteurs. Elles ont ensuite été séquestrées et transportées à travers plusieurs secteurs de Dakar durant près de trois heures, avant d’être abandonnées sous la menace sur la VDN 3.
Alertée et agissant sur instruction de sa hiérarchie, la Sûreté urbaine a rapidement ouvert une enquête. Les investigations, menées à partir de l’exploitation des images de vidéosurveillance, ont permis d’identifier le véhicule utilisé ainsi que son numéro d’immatriculation. Les enquêteurs ont également procédé à des recoupements techniques et à une analyse des données de téléphonie, confirmant la présence des suspects sur le parcours décrit par les victimes.
Cette stratégie d’enquête a conduit à l’interpellation de neuf personnes, parmi lesquelles figure le propriétaire et chauffeur du véhicule ayant servi à l’opération. Au cours des auditions, les mis en cause ont reconnu leur implication dans les faits.
L’enquête révèle que le groupe préparait méthodiquement ses opérations dans un mini-restaurant situé à Case Ba, appartenant à l’un de ses membres. C’est dans ce lieu que les suspects planifiaient leurs actions, répartissaient les rôles et recrutaient les exécutants chargés de mener les attaques.
Les investigations ont également établi que le cambriolage avait été facilité par des renseignements transmis par un ancien collaborateur des victimes, qui travaillait avec elles dans le secteur du change. Celui-ci a été formellement identifié par les plaignants.
Les perquisitions effectuées aux domiciles des suspects ont permis la saisie de plusieurs pièces à conviction, notamment les vêtements portés lors de l’attaque, un équipement militaire comprenant une tenue de la gendarmerie, un béret, un ceinturon et un insigne, les menottes utilisées pour neutraliser les victimes, ainsi qu’une partie des fonds provenant du partage du butin.
La Sûreté urbaine poursuit désormais ses investigations afin de retrouver trois autres membres présumés du réseau, actuellement en fuite.
À travers cette opération, la Police nationale réaffirme sa détermination à lutter contre le grand banditisme et invite toute personne détenant des informations utiles à contacter gratuitement le 800 00 17 00.


