Droits de l’Homme : Bassirou Diomaye Faye réaffirme l’engagement de l’État et promet un soutien accru à la Commission nationale
SENTV : Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a reçu ce vendredi au Palais de la République les membres de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH), conduits par leur présidente, Amsatou Sow Sidibé, à l’occasion de la remise officielle des rapports annuels couvrant les exercices 2023, 2024 et 2025.
Cette rencontre constitue une première depuis l’entrée en vigueur de la loi du 18 septembre 2024, qui encadre désormais le fonctionnement de l’institution. Elle s’inscrit dans le cadre du mécanisme de redevabilité prévu entre la Commission et les autorités de l’État.
Au cours de l’audience, le chef de l’État a salué la qualité des rapports présentés et le travail accompli par la Commission dans le suivi de la situation des droits humains au Sénégal. Il a également rendu hommage au défunt magistrat Kéba Mbaye, figure emblématique de la justice sénégalaise, dont il a rappelé l’héritage fondé sur l’éthique, la rigueur et la défense de l’État de droit.
Le président Bassirou Diomaye Faye a, par ailleurs, renouvelé l’engagement du gouvernement à accompagner la CNDH dans le renforcement de ses capacités institutionnelles. Cet appui portera notamment sur l’amélioration de ses moyens de fonctionnement et de ses conditions d’installation, ainsi que sur la mise en œuvre d’une procédure ouverte et inclusive pour la désignation des futurs commissaires, en perspective de la ré-accréditation de l’institution au statut « A », délivré aux institutions nationales des droits de l’homme conformes aux Principes de Paris.
Le chef de l’État a également exprimé son soutien au projet d’institutionnalisation du Prix national des Droits de l’Homme, destiné à promouvoir les initiatives en faveur de la protection et de la promotion des libertés fondamentales.
Abordant la question des conditions de détention, le président de la République a réaffirmé un principe qu’il considère comme fondamental dans l’administration de la justice : « la liberté reste le principe et la détention l’exception », appelant à une application rigoureuse de ce principe conformément aux exigences de l’État de droit.
À travers les réformes inscrites dans l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, les autorités entendent poursuivre la consolidation des institutions, le renforcement de la gouvernance démocratique et la protection des droits et libertés des citoyens, avec pour ambition de bâtir un État davantage respectueux des principes de justice, d’équité et de responsabilité.