Autoroute Mbour-Kaolack : les populations de Ngothie réclament un échangeur à Gandiaye
SENTV : Un collectif de défense des intérêts de l’arrondissement de Ngothie a organisé une marche pacifique pour dénoncer l’absence d’une sortie de péage au niveau de Keur Mbagne Diop. Les manifestants demandent la reprise du projet d’échangeur de Gandiaye, présenté comme essentiel au désenclavement de la zone.
Les brassards rouges au bras, les membres du collectif de défense des intérêts de l’arrondissement de Ngothie ont manifesté ce samedi aux abords de l’autoroute Mbour-Kaolack. À travers cette mobilisation, ils réclament la réalisation d’un échangeur à Keur Mbagne Diop, afin de faciliter l’accès des populations à cette infrastructure routière.
L’arrondissement de Ngothie regroupe les communes de Sibassor, Gandiaye, Thiomby, Ndiébel et Dya. Pour les habitants, l’absence d’un accès direct à l’autoroute risque de compliquer les déplacements et de freiner les activités économiques locales.
Le projet d’échangeur au cœur des revendications
Prenant la parole au nom des manifestants, Mamadou Diouf a rappelé que le projet initial de l’Agence des travaux et de gestion des routes (AGEROUTE) prévoyait une sortie à Keur Mbagne Diop, communément appelée échangeur de Gandiaye.
Selon lui, les populations ont constaté, à quelques mois de l’achèvement des travaux, que cet aménagement n’avait pas été réalisé. Le collectif affirme avoir appris la suspension du projet, sans obtenir d’explications sur les raisons techniques de cette décision.
Face à cette situation, des démarches ont été entreprises auprès des services de l’AGEROUTE, des autorités administratives et des collectivités territoriales concernées.
Un appel au dialogue et à une étude technique
Les manifestants demandent aux autorités de réexaminer le dossier et de diligenter une étude technique sur la faisabilité de l’échangeur. Ils souhaitent également l’ouverture d’un dialogue avec les parties prenantes afin de parvenir à un engagement pour la réalisation de cet accès.
Pour le collectif, l’enjeu dépasse la simple question de la mobilité. La construction d’un échangeur permettrait, selon ses membres, d’améliorer la sécurité des déplacements, de soutenir les activités économiques et de contribuer au désenclavement des communes riveraines.
Sans cet aménagement, les populations vivant de part et d’autre de l’autoroute craignent de rencontrer davantage de difficultés pour circuler et poursuivre leurs activités quotidiennes.
Le collectif considère ainsi que l’autoroute Mbour-Kaolack, censée favoriser le développement de la région, risque de devenir un obstacle pour les collectivités environnantes si leurs besoins d’accès ne sont pas pris en compte.


