SENTV : La Sûreté urbaine du Commissariat central de Rufisque a déféré au parquet, le 14 septembre 2026, un homme présenté comme maître coranique, dans le cadre d’une affaire impliquant une jeune fille âgée de 14 ans. Selon les éléments communiqués par la Police nationale, le mis en cause est poursuivi pour des faits présumés de détournement de mineure, attouchements sexuels, harcèlement sexuel, pédophilie et corruption de mineure.
L’affaire a été déclenchée dans la soirée du jeudi 10 septembre, après la disparition momentanée de l’adolescente. Inquiets de ne pas la retrouver, ses parents et ses proches ont entrepris des recherches dans plusieurs endroits susceptibles de l’accueillir.
Le daara fréquenté par la jeune fille n’a toutefois pas été immédiatement ciblé, celle-ci n’y ayant pas cours les jeudis et vendredis. Les recherches, commencées vers 17 heures, ont finalement conduit la famille sur place aux alentours de 20 heures.
À leur arrivée, l’épouse du maître coranique aurait indiqué que son mari et l’adolescente étaient absents. Elle aurait également fait part de ses soupçons concernant une possible relation entre les deux.
La disparition temporaire de la mineure au cœur de l’enquête
Cette information a conduit le père à poursuivre ses recherches. Vers 22 heures, la jeune fille est finalement rentrée au domicile familial.
Interrogée par son père, elle aurait expliqué avoir été conduite par le maître coranique, à moto, dans un jardin public situé aux environs du rond-point HLM. Selon les déclarations recueillies dans le cadre de l’enquête, l’homme lui aurait présenté cette sortie comme un moment destiné à « discuter ».
La jeune fille aurait ensuite reconnu l’existence d’une relation avec le mis en cause et évoqué les sollicitations de ce dernier pour avoir des rapports sexuels, notamment lorsqu’elle était invitée à venir réciter dans son bureau.
Le mis en cause reconnaît des attouchements
Entendu à son tour par les enquêteurs, le maître coranique aurait reconnu certains faits. Il aurait notamment affirmé que l’adolescente lui adressait des messages affectueux et l’appelait « bb », tout en soutenant qu’elle lui faisait des avances.
Le mis en cause aurait également admis lui avoir fait des attouchements sur les parties intimes.
Un examen médical a par ailleurs été réalisé dans le cadre de la procédure. D’après les éléments communiqués par la Police, celui-ci a conclu à l’intégrité de l’hymen de la victime. Cet élément médical n’écarte toutefois pas, à lui seul, les autres faits susceptibles d’être examinés par la justice.
Au terme de la procédure d’enquête, le suspect a été présenté au parquet le 14 septembre pour les faits retenus à son encontre. Il appartient désormais à l’autorité judiciaire de donner les suites appropriées à cette affaire.
La Police nationale rappelle par ailleurs qu’elle reste mobilisée pour la protection des populations et invite toute personne disposant d’informations utiles à contacter gratuitement le 800 00 17 00. Ce numéro est également communiqué par la Police nationale dans ses opérations de sécurité et ses appels à signalement.