Vol de bijoux chez Eva Tra : 100 millions FCFA réclamés, le verdict attendu le 9 octobre

0

SENTV : L’affaire du vol de bijoux au domicile de l’animatrice de la TFM, Awa Traoré, connue sous le nom d’Eva Tra, était au cœur des débats, vendredi 2 octobre 2026, devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. La plaignante réclame 100 millions de francs CFA de dommages et intérêts, alors que les bijoux dérobés sont évalués à environ 14 millions de francs CFA.

Deux hommes, Mouhamed Coulibaly, 40 ans, commerçant, et Baye Guèye, 41 ans, peintre, comparaissaient dans cette procédure. Le premier est poursuivi pour escroquerie, tandis que le second est poursuivi pour recel. Tous deux, originaires de Taïba Niassène, contestent les faits qui leur sont reprochés.

Le fils d’Eva Tra raconte le scénario du vol

À la barre, le fils de l’animatrice est revenu sur les circonstances dans lesquelles le sac contenant les bijoux aurait été remis à un intermédiaire.

Selon son récit, un individu a appelé le téléphone fixe du domicile en se présentant comme un agent de Sonatel. L’interlocuteur aurait ensuite affirmé avoir échangé avec Eva Tra avant de convaincre le jeune homme d’ouvrir l’armoire où se trouvaient les bijoux.

Le jeune homme aurait alors été amené à remettre le sac à un chauffeur de taxi, sans mesurer qu’il était victime d’une manipulation.

Les avocats de la partie civile ont soutenu la thèse d’une opération organisée. Me Aboubacry Barro a qualifié les prévenus d’« escrocs intelligents » et réclamé 100 millions de francs CFA au titre des dommages et intérêts.

L’avocat a également demandé que Sonatel, qui s’est constituée partie civile dans le dossier, soit mise en cause. De son côté, la société réclame un million de francs CFA pour l’utilisation frauduleuse de son identité et de ses fonctions.

À l’audience, Me Fatoumata Sall, autre conseil de la plaignante, a pour sa part évoqué l’existence présumée d’un réseau opérant entre le Sénégal et la Gambie. Cette affirmation relève toutefois des arguments développés par la partie civile et devra être appréciée par le tribunal.

Le parquet a fondé ses réquisitions sur les éléments techniques recueillis au cours de l’enquête ainsi que sur des déclarations faites par les prévenus lors des investigations.

Baye Guèye avait notamment reconnu aux enquêteurs avoir perçu une commission de 400 000 francs CFA. À l’audience, il a cependant contesté cette version, affirmant que ses déclarations lui avaient été extorquées sous la violence.

Face à ces éléments, le procureur a requis cinq ans d’emprisonnement ferme contre chacun des deux prévenus.

La défense de Mouhamed Coulibaly a, pour sa part, contesté la solidité du dossier. Me Abdou Aziz Diop a notamment soutenu que le numéro de téléphone attribué à son client serait inactif depuis avril 2025. Il a également relevé, selon lui, l’absence de signature de Sonatel sur certaines réquisitions techniques versées au dossier.

L’avocat a plaidé la relaxe au bénéfice du doute. Baye Guèye, qui comparaît sans avocat, a demandé au tribunal de faire preuve de clémence.

Après les débats, le tribunal des flagrants délits de Dakar a mis l’affaire en délibéré. La décision est attendue le 9 octobre 2026.

- Advertisement -

commentaires
Loading...