Médina : six personnes déférées après une enquête sur un groupe baptisé « Sabar Monument »
SENTV : Le commissariat d’arrondissement de la Médina a déféré au parquet, le 30 septembre 2026, six personnes interpellées dans le cadre d’une enquête ouverte à la suite d’un incident survenu dans la nuit du 25 au 26 septembre dans le quartier.
L’intervention policière avait été déclenchée après un attroupement signalé à l’angle de la rue 25 et de la rue 04. Selon les éléments communiqués par la police, les agents dépêchés sur place auraient été confrontés à des menaces de violences. Six individus présents sur les lieux ont alors été conduits au poste, officiellement pour leur mise à l’abri.
Les premières constatations ont ensuite conduit les enquêteurs à ouvrir une procédure judiciaire portant notamment sur des faits qualifiés, dans le dossier, d’« actes contre nature ». Les six personnes ont été placées en garde à vue.
L’enquête a ensuite pris une dimension numérique. Quatre téléphones portables saisis dans le cadre de la procédure ont été soumis à une exploitation technique par la Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité (DSLC).
Les enquêteurs indiquent avoir découvert, dans des échanges WhatsApp comprenant notamment des photographies, des vidéos et des messages à caractère sexuel, des éléments permettant d’établir des liens entre plusieurs membres d’un groupe présenté sous le nom de « Sabar Monument ».
D’après la police, l’un des mis en cause aurait déclaré avoir rencontré, via TikTok, un homme avec lequel il aurait eu une relation sexuelle au cours du mois de septembre, moyennant 12 000 FCFA. Un autre aurait également déclaré avoir été victime, par le passé, de plusieurs agressions sexuelles.
Des tests VIH mentionnés dans la procédure
Le dossier comporte également un volet sanitaire. Selon les informations communiquées par la police, des tests de dépistage du VIH réalisés sur plusieurs mis en cause se sont révélés positifs. Les résultats auraient été transmis aux enquêteurs par le médecin traitant.
La police a retenu, dans les qualifications annoncées, des faits d’association de malfaiteurs, d’apologie d’actes contre nature et de transmission volontaire du VIH. Ces qualifications correspondent aux faits reprochés dans la procédure et devront être appréciées par l’autorité judiciaire. Un résultat positif au VIH, à lui seul, ne permet notamment pas d’établir une transmission volontaire.
Au terme des investigations, les six personnes ont été déférées au parquet de Dakar le 30 septembre pour les suites judiciaires de l’affaire.
La police indique par ailleurs poursuivre sa mobilisation pour recueillir tout renseignement susceptible de contribuer à ses enquêtes et invite la population à utiliser le numéro 800 00 17 00 pour transmettre des informations utiles.