SENTV : La candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies connaît un nouveau coup d’arrêt. Lors du cinquième straw poll organisé mercredi 7 octobre 2026 par le Conseil de sécurité, l’ancien président sénégalais a recueilli 5 avis favorables contre 10 défavorables, sans vote « sans opinion ».
Ce nouveau résultat confirme les difficultés rencontrées par le candidat sénégalais dans cette course diplomatique. Au précédent tour, organisé le 29 septembre, Macky Sall avait obtenu le même nombre d’avis favorables, mais avec 9 votes défavorables et un « sans opinion ».
La Costaricienne Rebeca Grynspan demeure en tête du classement malgré un léger recul. Elle totalise 9 « encourage », 6 « discourage » et aucun « sans opinion ». Elle est suivie par l’Argentin Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, avec 6 avis favorables, 7 défavorables et 2 sans opinion.
La Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett arrive ensuite avec 5 avis favorables, 9 défavorables et un sans opinion. L’Ougandais Olara Otunnu ferme ce groupe de tête avec 3 avis favorables et 12 défavorables.
À noter que le nom de Carolyn Rodrigues-Birkett, et non « Michelle Rodriguez », correspond aux résultats rapportés pour ce cinquième scrutin.
Le straw poll reste un exercice informel et confidentiel destiné à mesurer les rapports de force au sein des quinze membres du Conseil de sécurité. Il ne constitue donc pas le vote définitif et ne permet pas, à lui seul, d’éliminer officiellement un candidat.
La procédure finale est toutefois particulièrement exigeante : le candidat recommandé par le Conseil de sécurité doit obtenir au moins 9 voix sur 15 et ne pas se heurter au veto de l’un des cinq membres permanents — Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie.
Pour Macky Sall, le passage à 10 avis défavorables traduit néanmoins un rapport de force compliqué. À ce stade, l’ancien chef de l’État sénégalais reste nettement distancé par Rebeca Grynspan, qui conserve la première position dans les consultations informelles.
La succession d’António Guterres, dont le second mandat s’achève le 31 décembre 2026, demeure donc ouverte. Mais les prochains arbitrages au Conseil de sécurité seront déterminants pour mesurer les chances réelles des différents prétendants.