SENTV : Une enquête ouverte à la suite du signalement d’une structure sanitaire a conduit à l’interpellation d’une femme aux Parcelles Assainies, à Dakar. La mise en cause est soupçonnée d’interruption volontaire de grossesse après la découverte d’un fœtus dans les toilettes de son domicile. À l’issue de l’enquête, elle a été déférée au parquet.
Une affaire présumée d’avortement clandestin est entre les mains de la justice aux Parcelles Assainies. Selon les informations communiquées par la police, le commissariat d’arrondissement a été alerté par une structure sanitaire après la prise en charge d’une patiente présentant des symptômes préoccupants.
D’après les premiers éléments de l’enquête, la femme s’était présentée dans cet établissement de santé avec de violentes douleurs abdominales et des saignements abondants. Les examens médicaux auraient ensuite révélé qu’elle venait d’accoucher.
Un fœtus retrouvé dans les toilettes
À la suite de ce signalement, les policiers ont effectué une descente au domicile de la patiente. Leur intervention a permis de découvrir, dans les toilettes, un sachet en plastique noir contenant un fœtus dont l’âge était estimé à environ six mois.
Entendue par les enquêteurs, la mise en cause aurait reconnu être enceinte de six mois environ et disposer d’un carnet de suivi prénatal délivré par un centre de santé.
Elle a également déclaré avoir contacté, au cours de la semaine, une connaissance à qui elle aurait fait part de son intention d’interrompre sa grossesse. Selon sa version des faits, cette personne lui aurait vendu trois comprimés présentés comme des produits abortifs.
Des comprimés pris avant l’accouchement prématuré
Toujours selon les déclarations rapportées par les enquêteurs, les comprimés lui auraient été remis le vendredi par l’intermédiaire d’un livreur. La femme affirme les avoir ingérés le samedi, avant de subir un accouchement prématuré le même jour.
Elle aurait ensuite dissimulé le fœtus dans un sachet à proximité de sa chambre, selon les éléments communiqués par les forces de l’ordre.
Au terme de la procédure d’enquête, la mise en cause a été déférée au parquet pour les suites judiciaires. Les responsabilités pénales éventuelles devront être appréciées par les autorités judiciaires compétentes.
Dans son communiqué, la police rappelle par ailleurs que la population peut transmettre toute information utile aux services de sécurité en appelant le 800 00 17 00.