Réformes structurelles et nouvelle gouvernance : l’OFNAC revendique un tournant décisif
SENTV : L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) entend changer d’échelle. À l’occasion de la cérémonie de prestation de serment des nouveaux membres de l’institution, tenue lundi, son nouveau président, le magistrat Moustapha Ka, a mis en lumière les récentes réformes et innovations engagées, qu’il considère comme un socle déterminant pour renforcer l’efficacité et la crédibilité de l’organe de contrôle.
Selon M. Ka, les changements opérés vont bien au-delà de simples ajustements réglementaires. Ils participent à la mise en place d’une architecture institutionnelle rénovée, plus cohérente et juridiquement consolidée, tout en intégrant des exigences accrues en matière de respect des droits fondamentaux, de transparence et de bonne gouvernance. « Les innovations introduites ne sont pas de simples ajustements normatifs. Elles dessinent une nouvelle architecture de l’OFNAC, plus lisible, plus solide juridiquement et plus exigeante en matière de gouvernance », a-t-il affirmé.
S’exprimant devant les nouveaux membres, le président de l’OFNAC a également insisté sur la nécessité d’inscrire l’action de l’institution dans la durée. Pour lui, la lutte contre la corruption ne saurait être efficace si elle repose sur la précipitation ou l’improvisation. Elle doit plutôt s’appuyer sur une démarche méthodique, fondée sur l’intelligence collective, la rigueur professionnelle et la solidarité au sein des équipes.
Moustapha Ka a par ailleurs rappelé que la corruption constitue un phénomène transnational, dépassant largement les frontières nationales. Face à cette réalité, il a plaidé pour une réponse coordonnée et stratégique, inspirée des meilleures pratiques internationales. « Il faut que nous soyons plus organisés que les criminels pour atteindre nos objectifs de prévention et de répression », a-t-il martelé.
Dans cette dynamique, le président de l’OFNAC a souligné l’importance de renforcer la coopération avec les partenaires nationaux et internationaux, tout en veillant scrupuleusement au respect de l’indépendance de l’institution. Un équilibre qu’il juge essentiel pour garantir la crédibilité des actions engagées.
Enfin, M. Ka a mis l’accent sur le rôle central du capital humain, estimant que seules des ressources humaines qualifiées, compétentes et engagées permettront à l’OFNAC de relever les défis liés à la fraude et à la corruption. Une vision qui traduit la volonté affichée par la nouvelle équipe dirigeante d’insuffler un nouveau souffle à l’institution, dans un contexte où les attentes en matière de gouvernance restent particulièrement élevées.