SENTV : Avec un taux d’exécution budgétaire avoisinant 90 % en 2025, le Sénégal confirme sa capacité à maintenir une gestion financière disciplinée malgré un contexte économique complexe. C’est ce qu’a souligné Bassirou Sarr, directeur de cabinet du ministre des Finances, lors de l’atelier de lancement de la gestion budgétaire 2026, mettant en avant les axes stratégiques d’une gouvernance des finances publiques plus rigoureuse, transparente et performante, conformément aux objectifs de l’Agenda Sénégal 2050.
« Nous pourrions atteindre un taux d’exécution proche de 90 %, ce qui est satisfaisant », s’est félicité M. Sarr ce mercredi 22 janvier devant les acteurs de la chaîne de la dépense publique. Selon lui, ce résultat témoigne de la mobilisation constante des régies financières et du respect strict de la discipline budgétaire : maîtrise des engagements, prudence dans le financement et priorité aux politiques essentielles.
Cap sur 2026 : consolider et transformer
Le budget 2026 s’inscrit dans la continuité d’une dynamique de redressement et de transformation. Il s’articule autour de cinq priorités :
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Maîtriser la dépense publique,
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Encadrer l’endettement pour préserver la soutenabilité financière,
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Financer les priorités nationales du nouveau référentiel stratégique,
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Améliorer la sincérité, la traçabilité et la qualité des dépenses publiques,
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Apurer les arriérés pour renforcer la confiance des acteurs économiques.
M. Sarr a insisté sur la nécessité d’une réforme structurelle de l’appareil budgétaire. La loi de finances initiale 2026 introduit notamment le reclassement des dépenses, afin de refléter leur nature économique réelle et de renforcer la crédibilité des comptes publics. Cette mesure permettra également de retracer les actifs non financiers de l’État et d’améliorer la qualité des documents budgétaires.
Le directeur de cabinet a également présenté le repositionnement stratégique de la Direction générale du Budget (DGB). Plutôt que de se limiter au contrôle des dépenses, la DGB doit désormais jouer un rôle d’assistance et de conseil auprès des ministères et institutions, afin de faciliter l’exécution budgétaire et garantir la sérénité dans la gestion des fonds publics.
Pour accélérer les procédures, le gouvernement a pris des mesures afin de réduire les délais de traitement au niveau de la Direction du contrôle budgétaire. M. Sarr a cependant rappelé que cette rapidité reste conditionnée à la qualité et à la régularité des dossiers soumis, soulignant que la discipline financière reste un prérequis à l’efficacité.
« Nous avons développé une culture de sérénité et d’efficacité dans l’exécution des dépenses publiques », a affirmé Bassirou Sarr, insistant sur l’importance de la transparence comme gage de la transformation concrète du budget en résultats tangibles. Selon lui, la confiance des citoyens et des partenaires économiques repose sur la capacité de l’État à allier rigueur, performance et ouverture dans la gestion de ses finances.
En conclusion, le directeur de cabinet a lancé un appel à l’engagement individuel et collectif : « Si chacun fait preuve de sens du devoir et d’implication sincère, alors tout devient possible », réaffirmant sa confiance dans le potentiel du Sénégal à atteindre ses objectifs de gestion financière performante et responsable.