Affaire de Keur Massar : le TGI de Pikine-Guédiawaye prononce des peines avec sursis contre Bineta mécanicienne et ses co-accusés
SENTV : Le Tribunal de grande instance (TGI) de Pikine-Guédiawaye a rendu, ce vendredi 23 janvier 2026, son verdict dans l’affaire impliquant quinze personnes interpellées par la Brigade territoriale de Keur Massar pour une série d’infractions pénales. À l’issue du délibéré, Bineta Sarr, connue sous le nom de “Bineta mécanicienne”, et ses 14 co-prévenus ont été condamnés à deux ans d’emprisonnement avec sursis, une décision qui entraîne leur libération immédiate.
Lors des débats, le parquet de Pikine-Guédiawaye avait mis en avant la gravité des faits reprochés, soulignant notamment l’existence d’une action concertée, l’implication de mineurs ainsi que l’exploitation d’un appartement sans autorisation administrative. Le ministère public avait estimé que ces éléments caractérisaient une atteinte sérieuse à l’ordre public.
Dans ses réquisitions, le procureur avait requis deux ans de prison ferme à l’encontre de Amadou Woury Diallo, Oumar Diallo, Aïda Souaré, Fallou Diop et Binta Sarr, considérés comme jouant un rôle central dans le dossier. Pour les autres prévenus, le parquet avait sollicité deux ans d’emprisonnement dont six mois ferme, assortis d’une amende de 200 000 francs CFA, ainsi que la fermeture de l’appartement incriminé.
Le tribunal a toutefois opté pour une appréciation plus clémente, prononçant des peines entièrement assorties du sursis, sans suivre les réquisitions les plus sévères du ministère public.
Pour rappel, les mis en cause avaient été arrêtés pour des chefs d’accusation lourds, notamment association de malfaiteurs, détournement de mineur, incitation de mineurs à la débauche et complicité, exploitation illégale d’un appartement meublé, actes contre nature, détention d’armes blanches, violences et voies de fait, escroquerie et mise en danger de la vie d’autrui.
Après leur arrestation, les quinze prévenus avaient été présentés au procureur Saliou Dicko, chef du parquet de Pikine-Guédiawaye, avant d’être placés sous mandat de dépôt. La décision rendue ce vendredi met ainsi un terme à leur détention provisoire, tout en laissant subsister une condamnation pénale inscrite à leur encontre.