Transmission du VIH : le ministère de la Santé clarifie et appelle à la responsabilité collective

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SENTV : Face aux interrogations suscitées par l’actualité récente autour de la transmission du virus du Sida, le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique (MSHP) est monté au créneau pour apporter des précisions et réaffirmer les fondamentaux en matière de prévention et de protection des populations.

Dans un communiqué rendu public ce 11 février 2026, les autorités sanitaires rappellent que le Sida est une maladie infectieuse provoquée par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). La transmission du VIH s’effectue principalement par trois voies bien identifiées : les rapports sexuels non protégés, le contact avec du sang contaminé (notamment via du matériel d’injection non stérilisé ou des transfusions non sécurisées) et la transmission de la mère à l’enfant durant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement en l’absence de prise en charge adaptée.

Le ministère insiste sur le fait que le VIH ne se transmet ni par les contacts sociaux courants (poignées de main, embrassades), ni par le partage de repas, ni par la cohabitation. Une mise au point jugée nécessaire pour contrer les rumeurs et fausses informations susceptibles d’alimenter la peur et la stigmatisation.

Les autorités sanitaires rappellent également que d’importants progrès ont été réalisés ces dernières années dans la riposte nationale contre le VIH. Grâce à l’élargissement du dépistage volontaire et confidentiel ainsi qu’à l’accès gratuit aux traitements antirétroviraux, les personnes vivant avec le VIH peuvent aujourd’hui atteindre une charge virale indétectable. Scientifiquement établi, le principe « indétectable = intransmissible » signifie qu’une personne sous traitement efficace ne transmet plus le virus à son ou sa partenaire.

Au-delà des aspects médicaux, le MSHP lance un appel à la retenue et à la responsabilité. Toute stigmatisation ou discrimination à l’encontre des personnes vivant avec le VIH peut compromettre la continuité des soins et mettre des vies en danger, notamment celles des enfants et des adolescents nés avec le virus et dépendants d’un traitement quotidien pour leur survie.

Dans ce contexte, le ministère réaffirme son engagement à poursuivre les efforts de sensibilisation, de prévention et de prise en charge, tout en invitant la population à s’informer auprès de sources officielles et à faire preuve de solidarité. La lutte contre le VIH, rappellent les autorités, demeure un enjeu de santé publique qui requiert l’implication de tous.

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