Après 40 jours d’angoisse, les neuf pêcheurs de Yarakh localisés en Guinée

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SENTV : Disparus en mer depuis le 4 janvier, les marins sénégalais ont été retrouvés vivants en Guinée Conakry, selon des sources professionnelles

Un dénouement heureux après plus d’un mois d’inquiétude. Les neuf pêcheurs sénégalais originaires de Yarakh, portés disparus en mer depuis le 4 janvier dernier, ont été retrouvés vivants en Guinée, plus précisément à Conakry, a-t-on appris de sources concordantes au sein de la communauté des pêcheurs.

L’information a été confirmée par l’un de leurs collègues, qui cite le président des pêcheurs sénégalais établis en Guinée. Selon cette source, les marins sont actuellement pris en charge dans une base militaire guinéenne, après avoir été secourus au terme d’une longue dérive en mer.

Les faits remontent au 4 janvier. Ce jour-là, les neuf hommes avaient quitté le quai de Yarakh, un village de pêcheurs situé dans la banlieue de Dakar, aux environs de 12 heures, pour une sortie en mer. Mais au fil des heures, puis des jours, aucune nouvelle de leur embarcation.

Face au silence radio prolongé, l’inquiétude a rapidement gagné les familles et les professionnels du secteur. Les recherches informelles entreprises par des collègues pêcheurs n’avaient jusque-là donné aucun résultat, alimentant les craintes d’un drame en haute mer.

Après un mois et dix jours sans contact, les pêcheurs ont finalement été localisés en territoire guinéen. D’après les premières informations disponibles, ils seraient sains et saufs, mais dans un état de grande fatigue. La même source évoque un manque de vivres durant leur dérive, ce qui expliquerait leur affaiblissement.

Pour l’heure, aucun communiqué officiel des autorités sénégalaises ou guinéennes n’a encore détaillé les circonstances exactes de leur arrivée en Guinée ni les causes précises de leur disparition prolongée. Des démarches consulaires devraient être engagées en vue de leur rapatriement.

À Yarakh, l’annonce de leur localisation a suscité un immense soulagement après plusieurs semaines d’angoisse. Les proches, qui redoutaient le pire, espèrent désormais un retour rapide des marins au bercail.

Cette affaire relance toutefois la question de la sécurité des pêcheurs artisanaux, souvent exposés aux aléas climatiques, aux pannes mécaniques et aux risques liés à la navigation en haute mer, dans un contexte où les moyens de géolocalisation et de communication restent limités pour de nombreuses embarcations traditionnelles.

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