SENTV : La crise née du décès de l’étudiant Abdoulaye Ba continue de produire des effets en chaîne. Au lendemain des violences enregistrées sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), le ministre de l’Intérieur, Bamba Cissé, a décidé de relever de leurs fonctions plusieurs responsables du dispositif sécuritaire déployé lors des événements.
Des responsables déchargés de leurs fonctions
Selon des sources administratives, les mesures prises concernent l’ensemble du commandement opérationnel présent sur le terrain au moment des faits. Sont visés :
Le commissaire en charge du secteur concerné ;
Trois commandants de compagnie ;
Un lieutenant ;
Un adjudant de police.
Ces décisions, à caractère administratif, interviennent dans un contexte de forte tension et visent, selon le ministère, à « situer les responsabilités » après les scènes de heurts ayant secoué le campus universitaire.
Parallèlement aux sanctions administratives, une information judiciaire est en cours. Le dossier est suivi par les services compétents, notamment la Sûreté urbaine et la Division des investigations criminelles (DIC), afin d’établir les circonstances exactes du drame.
Face à la presse, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Dakar, Ibrahima Ndoye, a confirmé l’identité de la victime, Abdoulaye Ba. À ce stade des investigations, l’hypothèse privilégiée par l’enquête est celle d’une chute du quatrième étage du pavillon F, tout en précisant que les investigations se poursuivent pour éclairer tous les aspects de l’affaire.
La mort de l’étudiant a provoqué une vive émotion au sein de la communauté universitaire. Des mouvements de protestation ont été signalés, occasionnant des perturbations académiques et un important déploiement sécuritaire autour du campus.
En prenant des mesures immédiates au sein de la chaîne de commandement, le ministère de l’Intérieur entend afficher une ligne de fermeté et de responsabilité. Reste désormais à l’enquête judiciaire de déterminer les causes exactes du décès et d’établir, le cas échéant, d’éventuelles responsabilités pénales.
L’affaire, sensible, continue de susciter de nombreuses réactions dans l’opinion publique, alors que l’attente de vérité demeure forte au sein de la communauté estudiantine et au-delà.