Crise scolaire : le G7 déclenche 72 heures d’actions et met la pression sur l’État
SENTV : Le bras de fer se durcit dans le secteur de l’éducation. Le G7, regroupant les sept syndicats les plus représentatifs de l’enseignement, a enclenché un nouveau plan d’action de 72 heures, dénonçant ce qu’il qualifie d’« inertie gouvernementale » dans la mise en œuvre des accords signés avec l’État.
Entre débrayage, grève totale et présence passive, les enseignants entendent accentuer la pression sur les autorités.
Le mouvement a débuté ce mercredi par une assemblée générale suivie d’un débrayage, première étape d’un calendrier de protestation gradué.
Le point culminant est prévu jeudi, avec un mot d’ordre de grève totale, paralysant ainsi les enseignements dans de nombreux établissements publics.
Vendredi, les syndicats appellent à une présence passive : les enseignants seront physiquement présents dans les écoles, collèges et lycées, mais sans dispenser de cours — une forme de protestation destinée à maintenir la pression tout en évitant l’abandon des postes.
Au centre des revendications figure la situation des enseignants décisionnaires, ces agents recrutés par décision administrative et qui dénoncent une précarité persistante dans leur statut.
Les syndicats exigent :
Un règlement définitif de leur situation administrative ;
L’arrêt de la surimposition sur les salaires et les rappels liés aux avancements ;
La poursuite et la généralisation de la formation diplômante, condition essentielle à l’évolution de carrière.
Pour le G7, ces points avaient déjà fait l’objet d’engagements formels de la part du Ministère de l’Éducation nationale du Sénégal, mais leur application tarde à se concrétiser.
À Sédhiou, le coordonnateur du G7 et porte-parole du jour, Abdoulaye Diallo, a justifié ce durcissement par l’absence, selon lui, de réponses satisfaisantes de la part du gouvernement.
« Les choses ne bougent pas. Nous avons déjà déroulé trois plans d’action sans obtenir de réponses concrètes. Ce quatrième plan est une suite logique », a-t-il déclaré devant la presse locale.
Ce nouveau mouvement intervient dans un contexte où le système éducatif sénégalais reste régulièrement secoué par des revendications salariales et statutaires.
La multiplication des arrêts de travail fait craindre des perturbations sur le calendrier scolaire, déjà soumis à de fortes contraintes organisationnelles.
Reste à savoir si ces 72 heures de mobilisation suffiront à rouvrir les négociations ou si le G7 optera pour une escalade dans les semaines à venir.