Primes des Lions : un mois après le sacre, les promesses de l’État toujours en attente de décaissement

0

SENTV : Un mois après l’annonce de gratifications exceptionnelles en faveur des Lions de la Teranga, les primes promises par l’État tardent à être versées. Selon le quotidien Les Échos dans son édition du vendredi 20 février, aucun décaissement n’a encore été effectué au profit des joueurs, du staff technique et des membres de la délégation officielle.

Des engagements présidentiels toujours en suspens

Au lendemain du sacre du 20 janvier au Maroc, le président Bassirou Diomaye Faye avait annoncé des récompenses substantielles pour saluer la performance de la sélection nationale. Dans l’élan de l’euphorie populaire, le chef de l’État avait décidé d’octroyer :

75 millions de francs CFA à chaque joueur, assortis d’un terrain de 1 500 m² sur la Petite Côte ;

50 millions de francs CFA aux membres de l’encadrement technique et à ceux de la Fédération sénégalaise de football ;

20 millions de francs CFA aux autres membres de la délégation officielle.

Ces annonces avaient été présentées comme un geste de reconnaissance nationale pour un exploit sportif unanimement salué.

Cependant, d’après Les Échos, aucune somme n’a, à ce jour, été effectivement décaissée. Les bénéficiaires n’auraient pas encore perçu le moindre acompte, alors que les délais s’allongent.

Si les principaux concernés observent pour l’instant une certaine réserve publique, l’impatience gagnerait du terrain en coulisses. Le quotidien rapporte que des appels auraient été lancés pour une intervention directe du chef de l’État auprès du ministre des Finances, Cheikh Diba, afin d’accélérer la procédure budgétaire.

Au-delà de l’aspect financier, le dossier revêt une dimension symbolique. Les primes présidentielles constituent traditionnellement un marqueur fort de reconnaissance institutionnelle envers les performances sportives majeures.

Reste désormais à savoir quand les engagements annoncés seront concrétisés par des actes administratifs et comptables effectifs. En attendant, le silence officiel contraste avec l’enthousiasme qui avait accompagné les promesses faites au lendemain du sacre.

- Advertisement -

commentaires
Loading...