Iran affirme avoir touché un second appareil américain : un A‑10 s’abîme dans le Golfe alors que la tension monte
SENTV : Dans le contexte d’un conflit qui s’enlise depuis plusieurs semaines, l’armée iranienne a déclaré vendredi soir avoir porté un nouveau coup aux forces aériennes des États‑Unis. Après l’abattage d’un chasseur américain au‑dessus du territoire iranien, les autorités de Téhéran affirment avoir touché un second avion de combat de l’US Air Force, un A‑10 Thunderbolt II, qui se serait ensuite écrasé dans les eaux du Golfe Persique, selon la télévision d’État iranienne Irib, qui relayait une communication des forces armées.
Selon ces déclarations officielles, le deuxième appareil aurait été ciblé par les systèmes de défense antiaérienne iraniens avant de sombrer dans le Golfe. L’information n’a pas été directement confirmée par le Pentagone, mais les médias américains font état d’un avion s’étant écrasé près du détroit d’Ormuz, avec le pilote secouru sain et sauf, d’après des responsables cités par plusieurs rédactions.
Un premier incident a déjà marqué une escalade notable
Plus tôt dans la journée, l’Iran avait annoncé l’abattage d’un chasseur F‑15E américain au‑dessus d’une région montagneuse du sud‑ouest du pays, dans un événement qualifié par Téhéran de premier tir réussi contre un appareil américain depuis le début du conflit. Un membre d’équipage de cet appareil avait été secouru, tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver le second.
Cette série d’incidents survient sur fond de tensions exacerbées entre Téhéran et Washington, dans une guerre qui n’a cessé de s’intensifier ces dernières semaines et qui a déjà entraîné une multiplication des frappes et contre‑frappes militaires dans toute la région du Moyen‑Orient.
Divergences entre sources et brouillard de guerre
Comme souvent en période de conflit ouvert, les versions des faits diffèrent selon les sources : si l’armée iranienne assure avoir infligé deux pertes à l’aviation américaine, des responsables américains se montrent prudents quant à l’origine exacte du second crash, certaines indications suggérant une perte accidentelle ou liée à des opérations de sauvetage. Dans tous les cas, la focalisation reste sur l’avenir du pilote de l’avion tombé près du détroit stratégique d’Ormuz, un point névralgique pour le trafic pétrolier mondial.