SENTV : L’enquête judiciaire menée à Louga autour d’un présumé réseau de pratiques sexuelles illicites connaît un nouveau tournant. Exploitation des téléphones portables, confrontations, auditions et analyses numériques : les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (Dic) accélèrent les investigations dans un dossier devenu particulièrement sensible.
Arrêté puis entendu par les enquêteurs, Ndiaga Seck se retrouve au centre d’une procédure judiciaire qui prend de l’ampleur au fil des découvertes techniques réalisées sur les appareils saisis. Selon plusieurs sources proches du dossier, des échanges téléphoniques anciens, accompagnés de contenus à caractère sexuel, auraient été récupérés lors des opérations d’exploitation numérique.
Le nom de Ndiaga Seck aurait été cité par Ahmadou Lamine Dia, un homme âgé de 49 ans résidant à Dahra, lequel affirme avoir entretenu des relations avec lui dans le passé. Lors de son audition, effectuée en présence de son conseil, Ndiaga Seck aurait reconnu que certains messages provenaient effectivement de sa ligne téléphonique, tout en contestant fermement les accusations de relations sexuelles formulées à son encontre.
Durant les confrontations organisées par les enquêteurs, le plaignant aurait maintenu l’ensemble de ses déclarations, renforçant ainsi les soupçons des autorités judiciaires engagées dans cette affaire aux ramifications multiples.
Le dossier, actuellement instruit au niveau du tribunal de Louga, vise plusieurs chefs d’accusation, notamment association de malfaiteurs, diffusion de contenus à caractère pornographique, harcèlement sexuel et actes contre nature, selon les qualifications retenues par les enquêteurs.
D’après des informations concordantes, plus d’une vingtaine de personnes ont déjà été placées sous mandat de dépôt depuis le début de cette procédure. D’autres individus identifiés dans les échanges téléphoniques ou cités lors des auditions seraient activement recherchés.
Les téléphones saisis demeurent désormais au cœur de l’enquête. Les experts chargés des analyses techniques tentent d’exploiter les archives numériques, historiques de conversations et fichiers multimédias susceptibles de permettre l’identification d’éventuels complices ou de nouveaux protagonistes.
À ce stade, les investigations se poursuivent sous la supervision des autorités judiciaires compétentes, tandis que les enquêteurs cherchent à établir l’étendue réelle du réseau présumé évoqué dans cette affaire qui continue de susciter de nombreuses réactions à Louga et au-delà.