Thiès : lors de la Hadara nationale, Serigne Sidy Ahmed Sy interpelle sur le sort des supporters détenus au Maroc
SENTV : La ville de Thiès a vibré, vendredi 10 avril 2026, au rythme de la 7e édition de la Hadara nationale, un grand rassemblement religieux organisé à la Promenade des Thiessois (ex-Place de France). Initiée par le Dahiratoul Abnaou Hadara Tidianiyya, cette rencontre spirituelle majeure de la confrérie tidiane a réuni fidèles et dignitaires dans une ambiance empreinte de ferveur et de recueillement.
La cérémonie a été présidée par Serigne Sidy Ahmed Sy, figure influente de la famille tidiane, qui a marqué les esprits par une intervention mêlant spiritualité et actualité.
Un plaidoyer en faveur de détenus sénégalais
Profitant de cette tribune religieuse, le guide a évoqué la situation préoccupante de 18 supporters sénégalais actuellement détenus au Maroc. Dans un ton à la fois mesuré et interpellateur, il a soulevé des interrogations sur les lenteurs entourant leur éventuelle libération.
« Où se situe réellement le blocage ? », s’est-il interrogé devant l’assemblée, appelant à une clarification rapide du dossier.µ
Appel à un geste du souverain marocain
Dans son plaidoyer, Serigne Sidy Ahmed Sy a insisté sur les relations historiques et fraternelles entre le Sénégal et le Maroc, souvent présentées comme un modèle de coopération en Afrique. Il a notamment évoqué le rôle que pourrait jouer le souverain marocain, Mohammed VI, dans le dénouement de cette affaire.
Selon lui, un geste du roi, au regard des liens solides entre Dakar et Rabat, constituerait un signal fort en faveur du renforcement de cette amitié bilatérale.
Une tribune religieuse aux accents diplomatiques
Au-delà de son caractère spirituel, la Hadara nationale s’est ainsi transformée en une plateforme d’expression sur des enjeux d’actualité. Le chef religieux a réaffirmé son attachement à la consolidation des relations sénégalo-marocaines, appelant à des actes concrets pour préserver cette coopération exemplaire.
Cette prise de position intervient dans un contexte où la mobilisation autour du sort des ressortissants sénégalais à l’étranger prend de l’ampleur, illustrant le rôle croissant des autorités religieuses dans le débat public.