Gouvernance de Pastef : Khadim Ndiaye Darou dresse un réquisitoire contre le pouvoir

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SENTV : Dans une tribune publiée le 8 juin 2026, Khadim Ndiaye Darou livre une analyse critique de l’exercice du pouvoir par le parti Pastef, estimant que l’écart entre les promesses de campagne et les résultats observés depuis l’accession au pouvoir est devenu perceptible pour une partie de l’opinion publique.

Selon l’auteur, le mouvement aujourd’hui au pouvoir a bâti son ascension politique sur une décennie de contestation, de dénonciation de la gouvernance précédente et de promesses de rupture. Cette stratégie aurait permis à Pastef de conquérir la confiance d’une large frange de l’électorat sénégalais en se présentant comme une alternative capable d’engager une transformation profonde du pays.

Toutefois, soutient-il, l’exercice du pouvoir aurait mis en évidence les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des engagements annoncés. Khadim Ndiaye Darou considère que la transition entre le discours d’opposition et la gestion effective des affaires publiques a révélé des insuffisances en matière de gouvernance et de conduite des politiques publiques.

Dans son texte, l’auteur reproche notamment aux dirigeants actuels de continuer à privilégier, selon lui, une logique de confrontation politique et de mobilisation partisane plutôt qu’une approche centrée sur les résultats et la gestion des priorités nationales. Il estime que les promesses de changement radical se heurtent désormais aux contraintes de l’exercice du pouvoir.

L’analyste soutient également que la gouvernance d’un État exige davantage que la capacité à mobiliser l’opinion ou à porter un discours de rupture. À ses yeux, la réussite gouvernementale repose avant tout sur la compétence, la planification stratégique, la maîtrise des dossiers et la capacité à produire des résultats mesurables au bénéfice des citoyens.

Au terme de sa réflexion, Khadim Ndiaye Darou qualifie le projet politique porté par Pastef de « populiste » plutôt que « révolutionnaire », estimant que les attentes suscitées lors de la conquête du pouvoir ne se sont pas traduites, selon lui, par les transformations promises.

Cette tribune s’inscrit dans un contexte où les débats sur le bilan du pouvoir et les perspectives de gouvernance continuent d’alimenter les discussions au sein de la classe politique et de l’opinion publique sénégalaise.

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