Affaire Jérôme Badiaky et Sakory Ka : le tribunal écarte les charges lourdes et ordonne leur remise en liberté

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SENTV : Le Tribunal correctionnel de Dakar a rendu son verdict dans l’affaire opposant le ministère public à Jérôme Badiaky, alias « Sniper », et Sakory Ka. Poursuivis pour plusieurs infractions, dont le trafic illicite d’armes et l’usurpation de fonctions, les deux prévenus ont finalement été condamnés à six mois de prison ferme pour détention d’armes sans autorisation administrative. Une peine déjà purgée en détention préventive, qui leur permet de recouvrer immédiatement la liberté.

Après plusieurs mois d’incarcération, Jérôme Badiaky et Sakory Ka quittent la prison. Le Tribunal correctionnel de Dakar a rendu, ce mercredi, sa décision dans ce dossier très suivi, en prononçant une condamnation limitée aux faits de détention d’armes sans autorisation administrative.

Les juges ont retenu une peine de six mois d’emprisonnement ferme contre chacun des deux prévenus. Une sanction entièrement couverte par la période passée derrière les barreaux, ouvrant ainsi la voie à leur libération immédiate.

Jérôme Badiaky, connu sous le surnom de « Sniper », était en détention préventive depuis le 25 septembre 2024. Sakory Ka, frère de l’ancien ministre Doudou Ka, avait quant à lui été placé sous mandat de dépôt le 28 novembre 2024.

Les principales accusations écartées par le tribunal

Le verdict constitue un désaveu partiel pour le parquet, qui avait porté plusieurs accusations contre les deux hommes. Ils étaient notamment poursuivis pour trafic illicite d’armes, usurpation de fonctions publiques civiles ou militaires, escroquerie portant sur des avantages de l’État, ainsi que pour des faits présumés susceptibles de compromettre la sécurité publique.

Après analyse des éléments du dossier et des débats à l’audience, le tribunal a décidé de relaxer les prévenus de ces différentes infractions.

Seule la détention d’armes sans autorisation administrative a finalement été retenue par la juridiction.

Lors de l’audience du 8 juillet 2026, le procureur de la République avait requis des peines beaucoup plus lourdes.

Pour Jérôme Badiaky, le ministère public avait demandé cinq ans de prison ferme assortis d’une amende de cinq millions de francs CFA. Concernant Sakory Ka, le parquet avait sollicité trois ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende de deux millions de francs CFA.

La décision du tribunal marque donc un écart important entre les réquisitions de l’accusation et la peine finalement prononcée.

La défense obtient partiellement gain de cause

Les avocats des deux prévenus avaient plaidé la relaxe totale, contestant les accusations formulées contre leurs clients.

La défense, composée notamment de Mes Aboubacry Barro, Alioune Badara Fall et Youssou Camara, avait demandé au tribunal de ne retenir aucune charge à l’encontre de Jérôme Badiaky et Sakory Ka.

Si les juges n’ont pas suivi entièrement cette demande, ils ont toutefois écarté les accusations les plus graves qui pesaient sur les deux hommes.

Avec cette condamnation couverte par la détention préventive, Jérôme Badiaky et Sakory Ka peuvent désormais retrouver leurs proches.

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