SENTV : Nouveau coup de filet contre le trafic pharmaceutique illicite. La Brigade nationale de lutte contre la piraterie et la contrefaçon (BNLPC) a procédé au démantèlement d’un réseau de vente de médicaments contrefaits à Grand-Yoff, un quartier populaire de la capitale.
L’opération, menée à la suite d’investigations ciblées, a conduit à l’interpellation de trois individus. Ces derniers ont été déférés, le 26 février 2026, devant le Tribunal de grande instance de Dakar, où ils devront répondre de plusieurs chefs d’accusation.
Selon les informations communiquées, les agents ont mis la main sur un important lot de produits pharmaceutiques écoulés en dehors du circuit légal. Parmi les médicaments saisis figurent des antalgiques, des anti-inflammatoires, des antihistaminiques ainsi que des produits présentés comme aphrodisiaques.
Autant de substances qui, mal conservées, mal dosées ou falsifiées, représentent un risque sanitaire majeur. Les médicaments contrefaits peuvent contenir des principes actifs inadaptés, des doses erronées, voire des substances toxiques.
Les mis en cause sont poursuivis pour exercice illégal de la profession de pharmacien, détention et vente de médicaments contrefaits, ainsi que pour mise en danger de la vie d’autrui. Des infractions prévues et réprimées par la législation sénégalaise encadrant l’activité pharmaceutique et la protection des consommateurs.
Cette opération s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre la contrefaçon et le commerce illicite de produits de santé, un phénomène récurrent dans plusieurs grandes agglomérations du pays.
À Grand-Yoff comme dans d’autres quartiers de Dakar, la vente informelle de médicaments persiste, alimentée par la précarité et la recherche de prix plus accessibles. Les autorités sanitaires rappellent toutefois que l’achat de médicaments en dehors des pharmacies agréées expose les consommateurs à des dangers réels.
En mettant hors d’état de nuire ce réseau, la BNLPC entend envoyer un signal fort aux trafiquants et renforcer la vigilance autour d’un marché parallèle qui menace directement la santé publique. L’enquête pourrait, selon des sources proches du dossier, conduire à d’autres interpellations.