Hajj 2026 — Sénégal et Arabie saoudite lancent une nouvelle ère pour les pèlerins avec « Tariq Makka », la Route de La Mecque
SENTV : Dans une rencontre qualifiée d’historique pour la coopération religieuse entre Dakar et Riyad, le Sénégal a officiellement intégré l’initiative saoudienne Tariq Makka, communément appelée la « Route de La Mecque », en vue du pèlerinage du Hajj 2026. Cette étape marque une profonde transformation des modalités d’acheminement et d’accueil des pèlerins sénégalais vers les Lieux Saints de l’islam.
Présidée à Dakar par Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, la cérémonie a réuni une délégation saoudienne de haut rang venue sceller l’accord. Selon les autorités sénégalaises, cette adhésion n’est pas seulement administrative : elle ouvre une « nouvelle page diplomatique et spirituelle » dans les relations entre le Sénégal et le Royaume d’Arabie saoudite.
Le programme « Tariq Makka » repose sur un principe simple mais efficace : transférer une grande partie des formalités du Hajj – visas, contrôles de santé, douanes et immigration – vers l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD), avant même l’embarquement des pèlerins sénégalais. Une fois les démarches accomplies, les fidèles voyageront vers l’Arabie saoudite sans devoir subir les longues attentes d’usage à l’arrivée, ce qui promet de réduire considérablement les contraintes logistiques et administratives durant le voyage et à l’aéroport de Médine ou Djeddah.
Le général Mamadou Gaye, délégué général au pèlerinage aux Lieux saints de l’islam, a souligné que ce dispositif permettra d’atténuer les difficultés rencontrées par les pèlerins après un vol de plus de huit heures : « Ce programme va nous enlever une épine du pied, les formalités se feront désormais à l’aéroport de départ, avec un minimum de formalités à l’arrivée en Arabie saoudite », a‑t‑il expliqué.
Pour Cheikh Niang, l’adhésion à « Tariq Makka » s’inscrit dans une stratégie plus large : affirmer la place du Sénégal au cœur des grands enjeux religieux internationaux et renforcer les liens avec Riyad, un partenaire historique depuis l’indépendance du pays. Les autorités ont souligné que cette initiative reflète une coopération fondée sur la confiance, la constance et une vision partagée d’un Hajj plus humain, plus ordonné et plus digne pour les fidèles.
Outre les aspects techniques et administratifs, les responsables des deux pays ont mis en avant l’importance politique et symbolique de cette étape, qui traduit selon eux une reconnaissance du rôle du Sénégal dans l’espace musulman.
Le Sénégal devient ainsi l’un des rares pays au monde et le deuxième seulement en Afrique à bénéficier de ce dispositif de facilitation, après plusieurs nations déjà engagées dans le programme « Route de La Mecque ». L’objectif affiché est clair : réduire les difficultés traditionnellement associées à l’organisation du pèlerinage, tout en assurant un parcours de voyage plus sûr, plus rapide et plus respectueux de la dignité des pèlerins.
Alors que les préparatifs du Hajj 2026 se poursuivent, avec notamment l’ouverture des préinscriptions pour les candidats sénégalais, cette initiative pourrait bien devenir un modèle d’organisation à suivre pour d’autres pays africains à l’avenir.