SENTV : En Conseil des ministres, le Premier ministre Ousmane Sonko a articulé sa communication autour de deux dossiers structurants pour l’action gouvernementale : les préparatifs du prochain Conseil présidentiel de l’Investissement (CPI), attendu fin mars 2026, et le bilan de sa mission officielle au Maroc, marquée par la conclusion de dix-sept accords de coopération bilatérale.
Vers un Conseil présidentiel de l’Investissement repensé
Faisant le point devant le Chef de l’État sur l’état d’avancement des travaux préparatoires du CPI, le Premier ministre a présenté les grandes lignes d’un dispositif de gouvernance rénové, destiné à renforcer l’efficacité de l’action publique en matière de promotion des investissements. Inscrit dans la dynamique de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, ce cadre entend faire de l’investissement privé, national et étranger, un levier central de la croissance économique.
Ousmane Sonko a rappelé que l’investissement privé constitue un facteur clé de création d’emplois, de compétitivité économique et de souveraineté productive, soulignant au passage la progression des flux d’investissements observée ces dernières années. Cette dynamique, a-t-il noté, est confortée par les indicateurs du rapport Business Ready, qui traduisent une attractivité économique en amélioration.
Pour consolider cette tendance, le gouvernement mise sur un CPI resserré autour de trois instances : une Session présidentielle, un Conseil interministériel et un Comité de suivi, avec pour objectif d’accélérer les réformes, de lever les contraintes structurelles et d’orienter les investissements vers les priorités stratégiques nationales.
Plusieurs livrables sont attendus, notamment des rapports sur l’efficacité des mécanismes d’incitation, l’état des réformes pro-investissement, le niveau de digitalisation des procédures, la couverture territoriale des investissements, les avancées industrielles, ainsi que le suivi de l’initiative « Sunu Champion ». Le projet de réforme du CPI fera l’objet de concertations avec le secteur privé, tandis que l’APIX et le Secrétariat général du Gouvernement sont chargés d’en finaliser les modalités opérationnelles.
Sénégal–Maroc : un partenariat économique renforcé
Sur le plan diplomatique, le Premier ministre est revenu sur sa participation à la 15e session de la Grande Commission mixte de coopération sénégalo-marocaine, qui s’est soldée par la signature de dix-sept accords et mémorandums d’entente. Ces instruments couvrent des secteurs jugés stratégiques, tels que l’industrie, les mines, l’agriculture, le numérique, la logistique et la formation.
En marge des travaux, Ousmane Sonko a multiplié les échanges avec des opérateurs économiques marocains, intéressés par les opportunités offertes par le marché sénégalais. Il a également effectué une visite au complexe industriel intégré de l’OCP Group, acteur de premier plan dans l’industrie des phosphates, illustrant l’intérêt porté aux partenariats industriels à forte valeur ajoutée.
Afin d’assurer une mise en œuvre effective des engagements, le Premier ministre a instruit les ministères concernés de soumettre à la Primature un plan d’actions détaillé, accompagné d’un mécanisme de concertation régulière avec les partenaires marocains et les acteurs économiques nationaux.
À travers cette double communication, Ousmane Sonko réaffirme la volonté du gouvernement de mobiliser l’investissement privé et de renforcer les partenariats stratégiques comme piliers de la transformation économique et industrielle du Sénégal.