Keur Massar : la gendarmerie met fin à une filière clandestine de production de contenus sexuels
SENTV : Un réseau organisé de production et de diffusion de vidéos à caractère intime a été démantelé le 2 janvier 2026 par la Brigade de Recherches de Keur Massar. L’enquête révèle des ramifications internationales et un mode opératoire structuré, reposant sur l’exploitation de personnes vulnérables.
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La Brigade de Recherches de Keur Massar a porté un coup dur à un réseau criminel spécialisé dans la production et le partage de vidéos à caractère intime sur des plateformes pornographiques. L’opération, menée le jeudi 2 janvier 2026, fait suite à plusieurs investigations ayant permis de mettre au jour une organisation bien structurée, active entre le Sénégal et l’Europe.
Selon les éléments de l’enquête, le principal suspect, présenté comme le cerveau du réseau, entretenait des liens étroits avec deux administrateurs de sites pornographiques basés en Europe, opérant sous les pseudonymes de « Moustapha » et « RENIWA ». Ces derniers assuraient le financement intégral des productions et la diffusion des contenus sur des plateformes spécialisées, en contrepartie de revenus substantiels générés par les vidéos.
Les acteurs et actrices apparaissant dans ces productions étaient majoritairement recrutés dans le milieu de la prostitution. Les tournages se déroulaient localement, dans des conditions discrètes, avant que les contenus ne soient transférés vers l’étranger pour mise en ligne et exploitation commerciale.
L’intervention de la gendarmerie a conduit, dans un premier temps, à l’interpellation d’un individu en possession de cent cinquante-deux (152) vidéos liées aux faits incriminés, stockées dans la mémoire de son téléphone portable. Les investigations ont ensuite permis l’arrestation de l’ensemble des personnes impliquées dans ce réseau, ainsi que la saisie de caméras et de plusieurs supports numériques contenant des enregistrements compromettants.
Cette affaire met en lumière les nouvelles formes de criminalité liées au numérique et à l’exploitation sexuelle, souvent facilitées par des connexions transnationales et l’anonymat offert par les plateformes en ligne.
Dans un communiqué, la Gendarmerie nationale a rappelé son engagement dans la lutte contre toutes les formes de criminalité et a invité les citoyens à collaborer activement en signalant tout fait suspect. Les dénonciations peuvent être faites gratuitement aux numéros verts 800 00 20 20 ou 123.


