SENTV : Conformément aux réquisitions du procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye, Pape Cheikh Diallo, Djiby Dramé et leurs co-inculpés ont été placés sous mandat de dépôt et ont passé leur première nuit en détention.
Selon le quotidien Les Échos, dans son édition de ce mardi 10 février, le juge d’instruction du premier cabinet a retenu à l’encontre des mis en cause des chefs d’inculpation d’une particulière gravité. Il s’agit notamment de l’association de malfaiteurs, de la mise en danger de la vie d’autrui, de la transmission volontaire du VIH, ainsi que du blanchiment de capitaux, qualification pénale ajoutée par le parquet au cours de la procédure.
L’annonce de l’incarcération a provoqué une vive émotion dans le cabinet du juge. Toujours selon Les Échos, l’ensemble des prévenus a fondu en larmes en prenant conscience de la portée judiciaire des faits qui leur sont reprochés.
Visiblement éprouvé, Pape Cheikh Diallo a marqué l’audience par une déclaration prononcée en sanglots. « Je ne suis pas un bandit… », aurait-il lancé, dans un climat de tension et de recueillement, illustrant la détresse des mis en cause face à la sévérité des charges.
Une affaire déclenchée par une enquête technologique
Cette procédure judiciaire trouve son origine dans l’arrestation de Pape Thiam, intervenue le 4 février, par la brigade de recherches de la gendarmerie de Keur Massar. L’exploitation d’un iPhone 11 saisi lors de cette interpellation a permis aux enquêteurs de révéler l’existence de plusieurs groupes et plateformes numériques servant à l’organisation de rencontres sexuelles, selon la même source.
Ces éléments ont conduit à l’ouverture d’une information judiciaire aux ramifications multiples, impliquant plusieurs personnes aujourd’hui placées sous écrou.
L’instruction, désormais engagée, s’annonce longue et complexe. Elle devra établir avec précision le niveau de responsabilité pénale de chaque prévenu, dans un dossier où les enjeux sanitaires, judiciaires et sociaux sont particulièrement sensibles.
Dans un contexte marqué par les craintes liées à la propagation du VIH, Les Échos indique que de nouvelles interpellations ne sont pas exclues, au fur et à mesure de l’exploitation des éléments saisis par les enquêteurs.