SENTV : Le Premier ministre Ousmane Sonko est attendu ce mardi 24 février 2026 à 10 heures à l’Assemblée nationale du Sénégal pour une séance de questions d’actualité au gouvernement. Un exercice institutionnel prévu par l’article 104 du Règlement intérieur, qui impose au chef du gouvernement de répondre, chaque trimestre, aux interpellations des députés.
Cette comparution s’annonce comme un moment politique fort, dans un contexte social et économique marqué par des attentes pressantes.
Instituée pour renforcer le contrôle parlementaire, la séance de questions d’actualité permet aux députés de questionner directement le Premier ministre sur la conduite des affaires publiques. Selon la porte-parole du gouvernement, Marie Rose Fatou Khady Faye, il s’agit de la deuxième séance organisée au cours de la présente session ordinaire unique.
L’Exécutif met en avant le respect « scrupuleux » des dispositions réglementaires et y voit l’illustration d’un engagement en faveur de la transparence et de la redevabilité devant la représentation nationale.
Contrairement à certaines sessions antérieures marquées par des tensions et des absences remarquées, les députés de l’opposition ont cette fois annoncé leur participation aux débats. Leur présence laisse présager des échanges soutenus, voire musclés, sur plusieurs dossiers sensibles.
Universités, vie chère et réformes économiques au cœur des échanges
Parmi les sujets attendus figure la situation dans les universités, notamment après le décès de l’étudiant Abdoulaye Bâ, qui a suscité émotion et interrogations sur les conditions de vie estudiantines et la gestion des campus.
La question du coût de la vie devrait également occuper une place centrale dans les discussions, alors que les ménages continuent de ressentir les effets de la conjoncture économique internationale et des ajustements internes.
Les députés pourraient aussi interpeller le chef du gouvernement sur les réformes économiques annoncées, notamment en matière de rationalisation des dépenses publiques, d’emploi des jeunes et d’attractivité des investissements.
Au-delà de l’obligation réglementaire, cette séance constitue un exercice politique à haute visibilité. Pour le Premier ministre, il s’agit de démontrer sa maîtrise des dossiers et sa capacité à convaincre, dans un hémicycle où majorité et opposition entendent faire valoir leurs positions.
Cette comparution intervient dans un climat où la demande de transparence et de reddition des comptes s’exprime avec insistance dans l’opinion publique.
Reste à savoir si ce face-à-face parlementaire permettra d’apaiser certaines tensions ou s’il révélera, au contraire, de nouvelles lignes de fracture au sein de la classe politique sénégalaise.