Téléphones en prison : le Parlement face à une nouvelle décision cruciale sur l’immunité de Farba Ngom

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SENTV : L’Assemblée nationale est de nouveau saisie dans le cadre du dossier sensible des téléphones portables découverts en milieu carcéral, impliquant le député-maire des Agnams, Farba Ngom. Selon des informations rapportées par L’AS, les députés sont convoqués ce mercredi à partir de 15 heures afin d’examiner les modalités d’une nouvelle procédure de levée de l’immunité parlementaire de l’élu.

Cette convocation marque une étape décisive dans le traitement institutionnel de l’affaire. Une fois l’information officiellement portée à la connaissance des parlementaires en séance, la Conférence des présidents doit se réunir à 16 heures pour l’examen approfondi du dossier et l’orientation à donner à la demande transmise par les autorités judiciaires.

Au cœur des discussions figure la levée de l’immunité parlementaire, considérée comme un préalable juridique incontournable à la poursuite de l’instruction. « Tant que cette immunité n’est pas levée, aucune audition ou acte de procédure relatif à ces faits précis ne peut être légalement engagé », confie une source parlementaire citée par le journal.

D’après les mêmes sources, la démarche viserait à sécuriser la procédure en cours et à permettre le maintien en détention de Farba Ngom, alors que de nouveaux éléments sont évoqués dans le dossier. Parmi eux, figureraient des accusations d’une particulière gravité, assimilées à une atteinte à la sûreté de l’État, venant s’ajouter aux poursuites judiciaires déjà pendantes. « L’objectif est d’éviter toute faille procédurale liée au statut de député du mis en cause », explique une source judiciaire proche du dossier.

Parallèlement à ce volet parlementaire, l’enquête connaît une évolution notable sur le plan pénitentiaire. Le garde pénitentiaire soupçonné de corruption passive, accusé d’avoir facilité l’introduction et l’utilisation de deux téléphones portables par le député en détention, a été placé sous mandat de dépôt.

Le mis en cause a été écroué mardi, sur décision du doyen des juges du premier cabinet du tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Selon une source proche de la procédure, « la gravité des faits reprochés et les charges retenues justifient une incarcération immédiate ».

À mesure que l’affaire progresse, elle met en lumière les enjeux liés à la discipline carcérale, à la responsabilité des agents pénitentiaires et aux limites de l’immunité parlementaire face aux exigences de la justice.

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