Tensions sur les campus : le ministre de l’Enseignement supérieur met en garde contre les ingérences politiques

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SENTV : Au lendemain des perturbations enregistrées dans plusieurs universités publiques du pays, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Daouda Ngom, est sorti de sa réserve. Face à la presse, mardi, il a livré une analyse ferme des récents troubles, évoquant notamment une instrumentalisation politique de certains responsables étudiants.

Selon le ministre, les investigations menées à la suite des incidents ont permis de mettre en évidence des influences extérieures pesant sur une partie du leadership estudiantin. « Il est établi que certains dirigeants d’étudiants subissent des influences extérieures, plus particulièrement d’ordre politique », a-t-il déclaré, appelant à une prise de conscience collective.

Pr Daouda Ngom a insisté sur la nécessité de préserver l’autonomie de l’espace universitaire, qu’il considère comme un lieu de savoir, de débat intellectuel et de formation citoyenne, et non comme un terrain de confrontation politique. Il a rappelé que les revendications étudiantes doivent s’inscrire dans un cadre pacifique et porter exclusivement sur des préoccupations académiques et sociales légitimes.

Le ministre a également mis en garde contre les risques de déstabilisation du calendrier universitaire, soulignant que les violences et blocages récurrents compromettent non seulement la continuité pédagogique, mais aussi les efforts consentis par l’État pour améliorer les conditions d’études.

Tout en réaffirmant l’ouverture de son département au dialogue, Pr Daouda Ngom a invité les étudiants à privilégier les mécanismes institutionnels de concertation et à se démarquer de toute tentative de récupération politique. « L’université doit rester un sanctuaire du savoir, préservé des agendas extérieurs », a-t-il conclu.

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