SENTV : M. Sarr, alias « Mbaye Boundaw », a comparu devant la Chambre criminelle pour répondre d’accusations d’association de malfaiteurs et de vols en réunion commis de nuit avec violences et usage d’armes. Le parquet a requis une peine de 15 ans de réclusion criminelle.
Âgé de 27 ans, M. Sarr, surnommé « Mbaye Boundaw », est poursuivi dans le cadre d’une affaire portant sur une série d’agressions visant notamment des conducteurs de moto-taxis. Selon l’accusation, les faits remontent à l’année 2022 et auraient été commis suivant un scénario similaire.
D’après les éléments exposés à l’audience, un membre présumé du groupe contactait un conducteur de moto-taxi sous prétexte d’effectuer une course et lui demandait de se présenter seul. Une fois en route, le passager aurait ordonné au conducteur de s’arrêter avant de le menacer avec une arme blanche et de le dépouiller de ses biens.
Plusieurs victimes, identifiées dans le dossier sous les initiales K. Diop, A. Fall, S. Sow et A. Gaye, auraient ainsi été prises pour cible. Le ministère public a notamment évoqué le cas de K. Diop, qui aurait été contraint, sous la menace d’un coupe-coupe, d’abandonner sa moto, son téléphone portable ainsi qu’une somme de 161 000 FCFA.
Pour le parquet, la répétition de ce mode opératoire et les circonstances entourant les différentes agressions constituent des éléments révélateurs d’une entente préalable entre les personnes impliquées. L’accusation s’est également appuyée sur les déclarations de plusieurs victimes ayant reconnu l’accusé.
À la barre, M. Sarr a toutefois rejeté l’ensemble des accusations portées contre lui. Il a soutenu ne connaître aucune des victimes et a évoqué une possible confusion sur son identité.
La défense, pour sa part, a contesté la solidité du dossier d’accusation. L’avocat du prévenu a notamment mis en avant l’absence, selon lui, de preuves matérielles suffisantes et regretté qu’aucune vérification téléphonique n’ait été menée afin d’établir l’origine des appels mentionnés dans la procédure.
Le conseil a également relevé que certaines plaintes avaient initialement été déposées contre X et a demandé à la juridiction de faire bénéficier son client du doute, en sollicitant son acquittement.
Estimant toutefois que les éléments versés au dossier constituaient un faisceau d’indices suffisamment sérieux, le ministère public a maintenu ses réquisitions de 15 ans de réclusion criminelle.
La Chambre criminelle a mis l’affaire en délibéré et doit rendre sa décision le 6 octobre prochain.