SIMAR S.A. : un présumé réseau de détournement de denrées alimentaires à l’origine d’un préjudice de plus de 363 millions de FCFA
SENTV : La Brigade de Recherches de Dakar a ouvert une enquête à la suite d’une plainte déposée par la société SIMAR S.A., qui fait état d’un préjudice estimé à plus de 363 millions de francs CFA. L’affaire porte sur des faits présumés de vol, d’abus de confiance et de détournement de denrées alimentaires.
L’enquête a notamment été déclenchée après l’interception, à Touba Ndamatou, d’un camion transportant 25 tonnes de blé. Selon les premiers éléments de l’enquête, le véhicule aurait été intercepté alors qu’aucune autorisation de sortie, de chargement ou de livraison n’aurait été délivrée par la direction de SIMAR S.A.
Le chauffeur était toutefois en possession d’un bon de livraison établi au nom de l’entreprise et daté du 21 octobre 2025. L’authenticité de ce document devait cependant être vérifiée dans le cadre des investigations.
Les premières vérifications effectuées par les enquêteurs ont permis d’établir que les marchandises transportées provenaient notamment des entrepôts de SIMAR S.A., en particulier du site de Cambérène.
Les investigations se sont ensuite orientées vers les différents intervenants impliqués dans la chaîne de gestion, de contrôle et de sortie des marchandises. Les auditions et recoupements effectués par les enquêteurs auraient permis de mettre au jour un système présumé de soustraction et de revente de denrées alimentaires, notamment du maïs, du riz et du blé, sur le marché local.
Plusieurs personnes soupçonnées d’être impliquées dans cette affaire ont été placées en garde à vue. Deux autres suspects, qui avaient quitté le territoire sénégalais après les faits, ont été interpellés en Guinée-Bissau, selon les informations communiquées dans le cadre de l’enquête.
Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’ensemble des responsabilités et d’évaluer avec précision l’ampleur du préjudice subi par la société SIMAR S.A.
La Gendarmerie nationale rappelle, par ailleurs, que son centre d’appel est accessible gratuitement via les numéros verts 800 00 20 20 et 123, pour tout renseignement susceptible de contribuer à la prévention ou à l’élucidation d’infractions.